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Votre bulletin L'Écho-rridor
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Le printemps foisonne de projets qu'il nous fait plaisir de vous partager.  Bonne lecture de votre bulletin printanier!

Le site des étangs de Sainte-Julie sera mis en valeur ! 

L'équipe du Corridor forestier est fière de vous annoncer qu'après plusieurs années de discussions avec la municipalité de Sainte-Julie, le site des étangs sera protégé et mis en valeur! La municipalité a mandaté Nature-Action Québec pour réaliser des activités telles que l'aménagement de sentiers, l'amélioration d'habitats fauniques, l'aménagement d'un quai d'observation, etc. Suite aux travaux qui seront effectués en 2016-2017, le site sera accessible aux citoyens qui voudront se promener dans un site hors du commun.

Les étangs de Sainte-Julie a servi de banc d’emprunt de sable pour la construction de l’autoroute 30 dans les années 1960. Avec les années, ces dépressions entrecoupées de monticules de sable se sont remplies d’eau. Ces cavités se sont graduellement transformées en étangs et en marais abritant une faune abondante, tandis qu’une grande diversité végétale s’est implantée sur les monticules de sable. Aujourd’hui, cet ensemble de milieux naturels, d’une superficie d’environ 64 ha, fournit des habitats de reproduction, d’alimentation et de repos à une multitude d’espèces fauniques, dont certaines plus inattendues, comme la loutre de rivière, la grande aigrette, l’orignal et la gallinule poule d’eau.

Soyez à l’affût

L’alliaire officinal est une plante exotique envahissante pouvant atteindre presque 1 m de hauteur. Les graines produites par cette plante peuvent rester viables pendant 5 ans dans le sol. De plus, l’alliaire diffuse des toxines qui tuent les mycorhizes dont beaucoup d’arbres dépendent pour puiser leurs nutriments dans le sol. Par conséquent, lorsque l’alliaire s’introduit dans un milieu, elle empêche la bonne croissance des jeunes arbres, empêchant ainsi le développement d'une bonne régénération. Il est important de l'arracher avant qu'elle ne fasse des graines, d'en disposer dans un sac de plastique et de recommencer tant qu'elle pousse. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le guide rédigé par le ministère des ressources naturelles de l'Ontario
La problématique des vitres

Saviez-vous qu'environ 25 millions d’oiseaux meurent à la suite de collisions avec les fenêtres chaque année au Canada. Effectivement, la présence de structures ayant des vitres ou des surfaces transparentes (maisons, tours à bureaux, solariums, arrêts d’autobus, etc.) dans les corridors de migration des oiseaux engendre des problématiques de collisions avec les vitres. Ce phénomène est devenu tellement important, que les ornithologues estiment que les collisions des oiseaux avec des structures humaines est une des causes principales des décès d’oiseaux en Amérique du Nord! Selon FLAP (Fatal Light Awareness Program), de 1 à 10 oiseaux vont entrer en collision avec chaque bâtiment, à chaque année. Si on multiplie des chiffres par le nombre de bâtiments en Amérique du Nord, cela fait des proportions astronomiques!!

Les oiseaux ne sont pas en mesure de voir les vitres et y voient plutôt une réflexion de leur habitat. Les collisions avec le verre sont souvent mortelles ou parfois les oiseaux se blessent et ne sont pas en mesure de continuer leur route migratoire, sans parler de leur vulnérabilité à la prédation s’ils restent au sol.
 
Il est toutefois possible de réduire et même éliminer les collisions d’oiseaux contre les vitres par diverses techniques, comme l’installation de marqueurs, de rideaux à vent, etc. Pour en savoir plus, consultez le lien suivant: http://www.flap.org/residential_fr.php
 
Références:
http://www.flap.org et Machtans, C. S., C. H. R. Wedeles, and E. M. Bayne. 2013. A first estimate for Canada of the number of birds killed by colliding with building windows. Avian Conservation and Ecology 8(2): 6
 

Vous aimez les amphibiens et les reptiles?

Vous voulez en savoir davantage sur les mesures à prendre pour bonifier leurs habitats? La Société d’histoire naturelle de la vallée du Saint-Laurent (SHNVSL) a conçu un guide qui permettra de répondre à vos questions!  Le "Guide de conservation des amphibiens, des reptiles et de leurs habitats en milieu agricole" a été élaboré en ayant comme objectif de proposer des orientations pour les activités agricoles du Québec, afin de favoriser la conservation des habitats des amphibiens et des reptiles qui fréquentent le territoire agricole. Cet ouvrage propose des pratiques favorables ainsi que des exemples d’aménagements bénéfiques aux amphibiens et aux reptiles.  Pour  consulter le guide,  cliquer ici » 
 

Connaissez-vous le martinet ramoneur?

Le martinet ramoneur est une espèce d’oiseau désignée menacée(1) au Canada(2). Il est noirâtre et ressemble aux hirondelles, mais se distingue de celles-ci par sa queue très courte et par ses ailes arquées rappelant la forme d’un boomerang. Son chant, un cliquetis rapide et aigu qui fait penser au son d'aiguilles à tricoter qui s'entrechoquent, est aussi caractéristique. Pour écouter son chant, visitez le site Dendroica et cherchez son nom "Chaetura pelagica"

Contrairement à la plupart des oiseaux, le martinet ne peut pas se percher sur une branche, ou toute autre surface horizontale, à cause de la morphologie de ses courtes pattes. Il doit donc s’accrocher à des surfaces verticales, telle une paroi de cheminée.

À l’origine, le martinet nichait en forêt, à l’intérieur des vieux arbres creux et des grands chicots. Ces éléments se sont raréfiés à cause du déboisement ou de pratiques d'aménagement forestier. Il s’est donc adapté en nichant dans des cheminées de maçonnerie. Aujourd’hui, ce sont ces cheminées qui se font de plus en plus rares. Étant remplacées ou modifiées, elles ne sont plus adéquates pour le martinet ramoneur. En effet, pour que le martinet puisse utiliser une cheminée, celle-ci doit avoir certaines caractéristiques. Elle doit entre autres :
- être ouverte pour que le martinet puisse y entrer, donc sans chapeau ou grillage;
- être assez large pour que le martinet puisse y entrer, plus de 45 cm de diamètre;
- avoir une surface rugueuse à l’intérieur pour que le martinet puisse s’agripper à la paroi, donc sans gaine métallique.

Pour protéger cette espèce, il est important de localiser et de conserver les cheminées propices pour la nidification du martinet ramoneur. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir, les martinets n'endommagent pas le mortier des cheminées. Aussi, il est important de ramoner la cheminée entre le 1er septembre et le 1er mai, une fois les oiseaux partis (au lieu de le faire pendant la saison estivale). Pour plus de détails, vous pouvez consulter le dépliant de Regroupement Québec Oiseaux.

1 Espèce sauvage susceptible de devenir « en voie de disparition » si rien n’est fait pour contrer les facteurs menaçant de la faire disparaître.
2 Espèce inscrite à l’Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril du Canada.
Réponses du mot-croisé d’hiver 2016 :
1. Asclépiade 2. Bouleau 3. Horizontal: Crucifère, vertical: Chêne  4. Rouge 5. Mélèze 6. Engoulevent 7. Équinoxe 8. Demoiselle
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