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Communiqué du 29 mars 2016
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La série des abattoirs de la honte continue

La découpe débute souvent sans attendre la mort des animaux. Les réactions aux coups de couteau sont manifestes.
Aujourd’hui, l’association française L214 révèle un nouveau scandale avec des images d’un abattoir certifié bio et qui met en avant des appellations de «qualité»
(le Label Rouge et l’Indication Géographique Protégée - IGP). 
 
Cinq mois après les révélations concernant l’abattoir d’Alès (voir le communiqué),
un mois après celles concernant l’abattoir bio du Vigan (voir le communiqué), l’association L214 rend publiques de nouvelles images tournées en mars 2016
dans un abattoir des Pyrénées-Atlantiques (voir le communiqué d’aujourd’hui).

Des agneaux recevant des coups de pieds ou violemment frappés par du matériel d’accrochage, des étourdissements inefficaces qui sont la cause de mise à mort d’animaux pleinement conscients, un agneau écartelé vivant qui agonise durant plusieurs minutes ou des animaux dont les pattes et la tête sont découpées alors qu’ils vivent encore. Ce sont des images insoutenables qui sont révélées par l’association française.

«Les scandales se suivent et se ressemblent. Après les discours rassurants à la suite d’Alès et du Vigan, rien n’a changé dans la pratique», dénonce la porte-parole de L214, Brigitte Gothière. En effet, ces deux abattoirs qui avaient été fermés suite aux publications des vidéos ont rouvert depuis.

A la suite de cette nouvelle vidéo, l’association L214 demande une transparence effective des abattoirs par la mise en place d’outils qui permettent aux ONG et aux citoyen-ne-s d’exercer un droit de regard grâce aux mesures suivantes:
  • la mise à disposition publique des rapports d’inspection et des mises en demeure rédigées par les services vétérinaires à l’encontre des abattoirs;
  • un accès libre et inopiné des abattoirs aux associations de défense des animaux;
  • la pose de caméras sur les postes de déchargement, d’attente, d’amenée et d’abattage des animaux avec accès libre des associations aux images; la liberté de diffuser les informations ainsi obtenues.
Pour limiter le scandale, le gouvernement français vient de réagir en ordonnant des inspections dans tous les établissements de ce type en France d'ici un mois (voir l'article à ce propos).

A la question de savoir si les abattoirs sont nécessairement des lieux d’épouvante, Fabien Truffer, porte-parole de l’association PEA, répond: «En France comme en Suisse, les abattoirs sont des lieux opaques, fermés au public, soumis à une exigence de productivité terrible et où l’on tue à la chaîne. On ne peut pas tuer sans souffrances des êtres qui souhaitent vivre de toutes leurs forces. Nous devons précisément nous demander: quelle légitimité avons-nous pour tuer des êtres qui souhaitent vivre autant que nous-mêmes souhaitons vivre? La morale universelle condamne le fait de faire souffrir et tuer des animaux sans nécessité. Or la consommation de viande n’est pas une nécessité, ce n’est plus à démontrer. Notre société doit prendre l’éthique au sérieux et proscrire les pratiques qui apparaissent aujourd’hui comme indéfendables.»

Contacts médias

Fabien Truffer, 078 760 81 10
Malena Azzam, 079 825 46 60
E-mail: info@asso-pea.ch

Un agneau est écartelé vivant à cause d’un crochet mal positionné et d’une surveillance défaillante.
Certains agneaux ne sont pas étourdis et sont saignés pleinement conscients.
Les étourdissement sont souvent ratés. Des animaux sont pleinement conscients sur la chaîne d'abattage.

Notre adresse:
PEA
Ch. de Grange-Canal 28A
Chêne-Bougeries 1224
Switzerland

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