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Rétroaction = Courage + Compassion (3e de 5)


Vous êtes prêt(e) pour la conversation de rétroaction avec Paul. Vous avez une intention claire, un but à atteindre et vous préparez à entrer dans le vif du sujet.

Pour m’aider avec mes propres conversations, j’ai créé un modèle binaire qui me rappelle les points clés auxquels je veux faire référence tout au long du processus.




Moi/la personne qui donne la rétroaction: Je dois faire preuve de courage

Cerveau logique: Plus le message va droit au but, plus il a d’impact. Cela semble se vérifier, que la rétroaction soit positive ou difficile à digérer. Le scénario le plus difficile est évidemment le deuxième, ce qui explique pourquoi les conversations de rétroaction sont souvent repoussées ou évitées complètement. S’exprimer avec courage signifie qu’on n’y va pas par quatre chemins en essayant d’enrober la mauvaise nouvelle ou en la plaçant en sandwich entre deux autres informations.


                                   

Cerveau émotif: La conversation de rétroaction est remplie d’émotions, apparentes ou sous-jacentes. Une conversation authentique va commencer par: J’observe…, je ressens… je pense… j’ai besoin de…. Je veux…., dans cet ordre. Commencer par ‘je’ plutôt que ‘tu’ jette les bases d’une conversation sincère. Cette approche va aussi renforcer la confiance mutuelle et permettre d’exposer au grand jour ce qui se passe vraiment entre vous, pendant que vous poursuivez votre échange.

Quand je combine logique et émotion, ma conversation avec Paul pourrait ressembler à ceci:

«Paul, j’ai observé à maintes reprises au cours des 4 derniers mois que tu ne respectais pas les échéances, en dépit de nombreux rappels (vous pouvez donner un ou deux exemples précis). Je me sens découragée par le manque de suivi de ta part. Je pense que tu es moins engagé dans ton travail depuis que tu te rapportes à moi (en passant, c’est votre perception de la situation et il vous fait vérifier cette hypothèse). En ce qui me concerne, j’ai besoin de respect et de reconnaissance en qualité de nouveau chef d’équipe. Je veux vraiment que l’équipe réussisse grâce à ton apport et à ta participation. Explorons ensemble des façons de travailler pour obtenir ces résultats positifs pour tous. (Pause). Serais-tu prêt à partager tes réflexions avec moi sur ce que je viens d’exprimer?»
 
La rétroaction n’est jamais facile, ni pour celui qui la donne, ni pour celui qui la reçoit.  C’est pour cela que je crois qu’il est important d’examiner aussi cette conversation selon la perspective de celui qui la reçoit ….

La suite à mardi prochain. Bonne semaine! 

 
~ Dominique
 
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