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Tip #56 - Le coach comme un irritant: est-ce une bonne chose?

Il est des moments où, en qualité de coach ou de leader, je me demande si je ne fais pas fausse route.  Il arrive que, au moment où je suis en train d’intervenir dans une réunion,  mon interlocuteur ou le groupe semble manifester des signes de légère irritation voire de frustration: «Ce n’est pas ce que nous avons dit », ou « C’est ce que je souhaite, point!» Manifestement, j’ai touché une corde sensible… Est-ce une bonne ou une mauvaise chose?

C’est une mauvaise chose quand les gens se sentent jugés  et ne savent plus quels intérêts vous servez. Ils commencent à perdre confiance en vous et n’ont plus foi dans le processus.  C’est une bonne chose quand l’irritation est la clé de la croissance personnelle et de l’apprentissage.  Comment puis-je, en qualité de coach, faire la différence? 

Par le biais de la méthode des essais et des erreurs, j’ai appris à accorder une attention particulière aux réactions extérieures tout en travaillant à mettre au jour ma propre motivation consciente ou inconsciente.

 

Pour savoir si je fais fausse route, je me pose réellement la question:
  • Suis-je intervenue de manière intrusive et ai-je interprété ce qui a été dit? Est-ce que je suis sortie de mon rôle de coach?
  • Ai-je voulu obtenir quelque chose de plus pour le groupe ou l’interlocuteur que ce qu’ils souhaitent réellement et ai-je orienté la discussion vers un résultat qui me semblait idéal?
  • Ai-je perdu mon point de mire et dû faire du rattrapage alors que la conversation a changé de cap et ai fini par manquer le coche?
Si, en toute franchise, la réponse à toutes ces questions est «Oui!», vous pouvez être assurés que l’interlocuteur ou le groupe ont capté cette «manipulation» si bien intentionnée qu’elle soit et sont mécontents. Vous cristallisez leur mécontentement et la séance prend une tournure houleuse.

D’autre part, l’irritation peut démontrer que j’ai touché la bonne corde sensible.
  • Ai-je abordé un sujet tabou? Si c’est le cas, certains participants peuvent protester bruyamment tandis que d’autres sont stoppés en plein élan.  Ce mélange de dissonance et de silence signifie que quelque chose est sur le point d’être évoqué.
  • Suis-je en train de mettre au jour de problèmes profondément enfouis? Dans l’affirmative, la personne montrera des signes d’émotion hors de proportion avec la question en jeu.  Pourquoi avoir les yeux embués de larmes lorsque l’on parle d’un petit changement de responsabilités? Pourquoi éclater d’un rire sonore quand on demande aux gens quelle sera la prochaine étape pour leur équipe?
Un coach, un facilitateur ou un leader doit incarner une force positive pour appuyer le changement.  Lorsque que j’ai à traiter des questions de groupe complexes et maintenir un juste équilibre entre coaching et orientation, je garde à l’esprit les principes suivants:
  • PAUSE: Quand je m’aperçois que j’ai touché un point sensible, j’arrête tout et laisse aux gens un intervalle pour réfléchir. Je peux laisser régner le silence ou demander  si certaines choses remontent à la surface.  Avec cette pause, les participants peuvent retenir une idée ou la rejeter.  Vous ne saurez pas quelle voie ils suivront si vous continuez à faire du remplissage.
  • PERSPECTIVE NOUVELLE: Voir s’ils reviennent à l’idée. Bon nombre de participants ou de groupes reviennent sur le sujet, ajoutent une touche ici, un qualificatif là pour créer la nouvelle réalité.
  • FOCALISATION: En tant que coach, facilitateur ou leader, focalisez-vous sur eux et non sur vos apparentes bévues.  Branchez-vous sur leur canal et écoutez-les respectueusement. Vous les verrez aboutir à leurs propres conclusions.
~ Dominique

 
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