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#33 - Le jeu du dialogue gagnant

Les meilleures parties sont celles où le suspens dure jusqu’à la dernière minute. Les joueurs font de leur mieux pour garder la balle le plus longtemps possible, restent concentrés et font absolument tout pour que l’un de leur coéquipier inscrive le but vainqueur.  Cinq, quatre, trois, deux, un… l’arbitre siffle la fin du match.  Et, après une partie âprement disputée, les joueurs sont fiers d’eux-mêmes, comme ils devraient l’être.  Certains d’entre eux peuvent verser une larme quand ils perdent mais tous ceux-ci serrent la main de leurs valeureux adversaires en hochant la tête en signe d’approbation.

Jouer le jeu, persister jusqu’à l’obtention du résultat souhaité en respectant l’adversaire sont les caractéristiques d’une partie jouée dans un bon esprit sportif.  Et, d’après ce que je constate au fil des ans, c’est tout le contraire qui se passe entre les «joueurs» des organisations.

Au lieu de déployer tous leurs efforts pour garder la balle en jeu, les acteurs organisationnels essaieront d’autres tactiques tranchantes.  Par exemple la stratégie qui consiste à élever la voix pour imposer son point de vue ou faire des déclarations pour remettre l’autre à sa place suscitera chez tout un chacun malaise  et ressentiment.

Des dialogues réussis exigent la même approche réfléchie que celle utilisée dans des matchs de très haut niveau.  Vous êtes prêts à entrer dans la partie, prêts à vous engager à fond en avec l’intention d’avoir la possession de balle le plus longtemps possible jusqu’à ce que l’action aboutisse!  Le désaccord peut être vif et les échanges verbaux risquent de fuser.  La tentation est grande de vouloir quitter la partie ou de blâmer l’adversaire mais vous pouvez résister et voici de quelle manière:

 «Ce que vous êtes en train de dire me hérisse (observation, sentiment).  Si nous ne réglons pas cela, tout le monde y perdra (pensée). Je souhaite inviter certaines personnes à travailler sur le processus en vue de l’améliorer (volonté).  Êtes-vous prêt(e) à envoyer un ou deux de vos collègues? (demande respectueuse).»

Si je m’exprime de cette manière, il devient difficile pour mon adversaire de lancer des accusations ou, pour moi, de «marcher hors du terrain».

 

Dans le feu du jeu organisationnel, vous pouvez ne pas être en mesure d’exprimer ce que vous observez, ce que vous ressentez, ce que vous pensez et ce que voulez obtenir immédiatement.  Le premier pas que j’effectue est chargé d’émotion et réclame un temps d’arrêt.  «Je vous ai entendu et je vous reviens quand je serai prêt(e)». Une pause m’aide à gérer les émotions  et à me recentrer sur la conversation en étant prêt(e) à poursuivre.  Voici un autre exemple: «Je suis en colère et je pense que vous l’êtes tout autant que moi du fait que cette date limite n’a pas été respectée (sentiment, pensée). Nous pourrions jouer au jeu  du blâme ou nous pourrions chercher des solutions (pensée, volonté). Ensemble. Quelle est votre réaction? (demande respectueuse) »

En résumé, voici quelques stratégies qui vous permettront de jouer votre jeu :
  • Reconnaissez les répercussions de ce que vous avez vu ou entendu
  • Demandez une pause pour vous recentrer puis engagez-vous
  • Renvoyez la balle en exprimant votre pensée ou votre sentiment
  • Laissez suffisamment d’espace à un autre joueur pour qu’il puisse s’exprimer
  • Soyez prêt(e)e à apprendre des autres
  • Continuez le jeu en échangeant des réflexions, des sentiments et des aspirations ici et maintenant
  • Continuez à jouer jusqu’à ce que vous puissiez tisser des liens
Continuez à observer les différents jeux auxquels vous participez et tirez-en des enseignements!  Le jeu deviendra plus facile au fur et à mesure que vous vous engagez.
 
~ Dominique


 
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