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#52 - Chat échaudé craint l’eau froide 
 
La vie nous apprend que toute action que l’on entreprend a des conséquences.  Une bonne chose sans doute excepté lorsque, malencontreusement, nous surestimons les conséquences négatives et restons dans l’inaction. «Je ne ferai jamais plus quelque chose de pareil

En groupe, l’effet est décuplé.  On dit et on rabâche les impressions d’échec de chaque personne jusqu’à ce que cela devienne une légende urbaine. «La dernière fois que quelqu’un a pris la parole, il a été mis sur une étagère ou a été congédié».  La dernière fois que nous avons essayé de restructurer  les processus, nous avons vu trop grand et avons dû tout reprendre à partir de zéro».  «La dernière fois que nous avons réuni le groupe pour une activité d’équipe, la réunion a déraillé dès le départ». Tout tourne autour des mauvaises expériences du passé.

Au fil du temps, les personnes ou les groupes entiers deviennent de plus en plus réfractaires au risque, gardent les bonnes idées pour eux et n’ont pas envie de les partager. À quoi bon? Le découragement s’installe.  Le moral et la productivité descendent en flèche.

Ma mère m’a dit un jour: «Dominique, le risque est une condition de l’existence»: pas de risque = pas d’existence.  Bien sûr, tout le monde n’est pas disposé ou n’est pas en mesure de prendre des risques.  Ironiquement, nous prenons des risques tous les jours lorsque nous traversons la rue et, parfois, passons au feu rouge quand il n’y a pas de policier en vue. Le risque est en outre un concept très relatif; ce qui peut représenter un risque pour moi peut ne pas présenter de risque pour vous et vice-versa.

 

 
Et pourtant, une totale absence de risque mène à un total manque de créativité et à une absence de motivation. Le risque semble porter en lui une séduisante adrénaline, un mélange d’agitation, d’énergie et d’espoir annonçant un progrès définitif, l’émergence de quelque chose de nouveau.

Voici ce que je soumets à votre réflexion:
  • La prochaine fois que votre voix intérieure vous met en garde contre le risque de donner libre cours à votre créativité, et vous incite plutôt à ne rien entreprendre, ne pas vous exprimer, ne pas vous lancer, ne pas aller de l’avant.  Que choisirez-vous de faire?
  • Est-ce que le statu quo est souhaitable ou même tenable à ce moment de votre existence?
  • Lorsque vous vous êtes brûlé les ailes dans une situation semblable, interrogez-vous: Étant donné la personne que je suis devenu(e) aujourd’hui est-ce que le résultat sera nécessairement le même?
  • De plus, vous possédez des caractéristiques différentes de quelqu’un qui s’est aventuré dans cette direction alors pourquoi aboutiriez-vous au même résultat?
Enfin, que pourriez-vous mettre en place (fort(e) des enseignements de votre expérience précédente) à même de favoriser, cette fois, votre réussite. Que devriez-vous faire ou entreprendre pour gérer le risque en gardant les yeux et l’esprit ouverts?

J’en conclus que les organisations devraient prendre en compte le coût de l’inaction, de l’évitement ou de l’immobilisme comme partie intégrante de toute évaluation des risques.  Sur un plan personnel, peut-être que nous devrions remplacer le vieil adage par un nouveau: «Chat échaudé, chat revigoré!» et prendre, en toute confiance, la vie à bras-le-corps.

 
~ Dominique

 
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