Copy
View this email in your browser

Sessions Pharmakon

06 > 17/04/15
Ateliers Intermédiaires (Caen)

Préparation à la carte blanche Intersection
[installation rhizomatique, 28/09 > 10/10/15]

 
06 > 17/04/15
Ateliers Intermédiaires, Caen
Participants & contributeurs : 
Alexandre Le Petit, Flora Pilet, Sophie Quénon, Anaïs Dumaine, Claude Boisnard, Stéphanie Brault, Alexandre Serrano, Anne Vilquin (...)

Invité (sous réserve) :
Christophe Bisson


Informations & programme sur le site de l'institut nomade
"(…) Il faudra aussi examiner ce qu'il reste de la figure tutélaire du metteur-en scène, et ce que l'on entend par "formation continue". Je pense davantage à une sorte de "dé-formation continue" du performer, dans le sens où il me semble que la « formation », en tant que normalisation, est présente partout, sous toutes les formes du pouvoir et de ses structures plus ou moins discrètes, celles du marché, du neuro-marketing, et des conventions sociales et temporelles en général. Or, il me semble que se dé-former, c'est travailler à son émancipation, à son affranchissement des modèles de pouvoir et du moule sclérosant de la « formation ». Un instrument pour cela ? Le langage : Quand dire, c'est faire.

Ensuite, je crois que le premier geste créateur, geste d'auteur de soi, geste d'écriture asymptotique, suppose avant tout une rupture radicale avec la temporalité de ce qui cherche à s'imposer comme le terme de la modernité en tant que mode vie, la politique des mandats et l'immédiateté comme loi du désir. Écrire, c'est opposer un espace-temps à un autre espace-temps, en tant que territoire de subversion collective ; en d'autres termes, l'acte de pensée prend sa source dans la production organisée de chaos et dans le retournement de la notion d’échec en production d'expérience, de lien et in fine, de savoirs et de savoir-faire ; l'acte de pensée comme point de fuite d'une autonomie retrouvée.

Le workshop Pharmakon propose une série d'hypothèses sur ce qui fonde la nature des relations entre pouvoir et regard au sein d'une communauté. La prolifération organisée des cadres et des écrans participe-t-elle à un épanouissement intellectuel collectif sans précédent, ou l'écran agit-il comme organe-obstacle de notre développement social, contenant en lui-même ce qui permet et empêche simultanément de voir ? Quel type de relation inter-humaine cela engendre-t-il, et quelle est la place faite au désir, à la philia, sur le marché des pulsions, du neuro-marketing et des technologies R (Relationnelles)  qui semble dessiner les nouveaux contours de notre « modernité » ?

 
Alexandre Le Petit propose un workshop visant à interroger la position du performer dans le débat public, sa responsabilité en tant qu'auteur et les moyens théoriques et méthodologiques qu'il se donne pour accomplir la mutation de l'espace de soi vers l'espace social. La fusion des domaines des pratiques artistiques avec ceux des sciences humaines, en donnant au performer une nouvelle autonomie, ne lui impose-t-elle pas de se questionner sur sa propre pratique ? Alors qu'il doit assumer la disparition progressive de la figure tutélaire du metteur-en scène, ne doit-il pas requalifier dans son travail en propre, dans sa capacité à organiser sa pensée et les actions qui en découlent, la nature des liens qu'il construit avec le public ? "