Copy
Les nouvelles de la Centrafrique, en ce vendredi 20 Septembre 2019
Voir ce courriel dans votre navigateur
Facebook
Twitter
Google Plus

DÉPÊCHES DU JOUR

Vendredi 20 Septembre 2019
Les titres
  1. Centrafrique : Plus de deux millions d’euros alloués par l’UE pour le projet de consolidation de la paix
  2. Centrafrique : La défense de Yekatom dénonce qu’elle ne dispose pas tous les éléments matériels mis sa disposition
  3. Centrafrique : Le PAM assiste les déplacés internes de Birao en vivres
  4. Centrafrique : Une Maison de mémoire en souvenir des victimes inaugurée à Bangui
  5. Centrafrique : Les acteurs locaux engagés dans la conservation des aires protégées pour un développement durable
  6. Centrafrique : Un plan d’action visant à éradiquer l’apatridie en cours d’examen
                              AVIS DU RJDH

                     LE SITE DU RJDH CIBLE REGULIERE DES PIRATES

Depuis janvier 2019, le site du RJDH (www.rjdh.org) est la cible de nombreux piratages. Le 15 janvier 2019, suite aux multiples tentatives de prise de contrôle du site, l’accès a été interdit à tout utilisateur. Deux mois durant, nos nombreux lecteurs n’ont pas été servis à cause de l’attitude de ceux qui militent pour la destruction du site du RJDH consulté chaque jour par des milliers d’internautes dispersés dans le monde entier.

Après le rétablissement du site début février, les tentatives de pirates n’ont cessé de se faire enregistrer. Pour la seule journée du 05 avril 2019, 100 tentatives ont été enregistrées par le service. Le 10 avril 2019, soit seulement trois semaines après le déblocage, le site est à nouveau bloqué à cause de ces tentatives.

Le RJDH a pu identifier un certain nombre de pirates tant à Bangui qu’à l’extérieur. Au niveau actuel d’investigation, je ne saurai citer des noms mais rassurer les lecteurs du RJDH qui sont plus importants pour nous que ces agissements de bas étage.

A l’heure actuelle, le RJDH réfléchit à toutes les options pour renforcer la sécurité du site et confondre tous ceux qui prennent plaisir à saboter le travail que fait la jeune, dynamique et ambitieuse équipe du RJDH que je salue ici.

Au nom de la coordination, je voudrais exprimer toutes nos gratitudes à ceux qui ne cessent de soutenir le RJDH dans ce moment de turbulence voulue par ceux qui cherchent à anéantir la percée actuelle de cette structure. Je rappelle pour décourager ceux qui agissent contre les intérêts du RJDH que la percée actuelle, puis que scientifique et murie, est irréversible alors cessez de perdre votre temps parce que vos attitudes n’ont pas l’épaisseur qu’il faut pour décourager l’équipe actuelle de ce réseau.

J’appelle à la mobilisation de tous pour nous aider à avoir des preuves précises sur l’identité des pirates et leurs intentions. Je lance un avis de soutien pour nous aider à prendre l’option qui est la plus adaptée pour que le site ne soit plus attaquable. Facile d’entrer en contact avec la coordination du RJDH pour des réflexions et tout autre soutien.
75802444 ou 72 06 83 88
Sylvestre2015@gmail.com
 
Centrafrique : Plus de deux millions d’euros alloués par l’UE pour le projet de consolidation de la paix

BANGUI, le 20 Sept 2019 (RJDH) ----Plus de 2,7  millions d’euros, c’est le montant accordé par l’Union Européenne en Centrafrique pour la mise  en œuvre du projet de renforcement de la sécurité et la cohésion sociale à travers des initiatives locales. Ce projet sera mis en œuvre par l’ONG Internationale en Centrafrique Dan Church Aid (DCA). L’annonce a été faite le mercredi 18 septembre à Bangui.

L’objectif du projet est de renforcer les capacités des organisations de la société civile sur le plan local et national afin de promouvoir la paix, la réconciliation nationale et la résolution pacifique de conflit. Il est question d’impliquer les organisations de la société civile dans le processus de la réforme du secteur de sécurité au niveau national.

Gilbert Masumbuko, Directeur-pays de l’ONG Dan Church Aid (DCA), précise que neuf préfectures de la Centrafrique seront les bénéficiaires du projet pour la consolidation de la paix, « c’est un projet financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par le DCA en collaboration avec plusieurs ministères et des organisations de la société civile. C’est un projet qui va se passer dans neuf préfectures de la RCA sur trois ans. Il s’agit de former les organisations de la société civile qui sont les premiers bénéficiaires, les acteurs dans la consolidation de la paix dans le pays », a ainsi présenté le directeur pays du DCA.

Pour l’Ambassadrice de l’Union Européenne en Centrafrique, Samuela Isopi, ce projet témoigne d’une importance capitale que l’Union Européenne accorde aux organisations de la société civile de créer un climat de confiance entre la société civile et les autorités ainsi que les communautés, « nous pensons que ce projet puisse contribuer à renforcer la confiance entre les autorités et les communautés. La priorité pour nous, c’est de rétablir le lien entre les communautés et les autorités afin de favoriser le retour de l’autorité de l’Etat », indique-t-elle.  

La capitale Bangui ainsi que les préfectures de la Kémo, Ouaka, Mbomou, Nana-Mambéré, Mambéré-Kadéï, Ouham, Nana Gribizi et Ouham-Pende sont les cibles et  bénéficiaires du projet qui s’étalera sur une période de 3 ans.

Ketsia Kolissio.
Centrafrique : La défense de Yekatom dénonce qu’elle ne dispose pas tous les éléments matériels mis sa disposition

HAYE, le 20 septembre 2019(RJDH)----La défense d’Alfred Yekatom a dénoncé à l’ouverture d’audience, le fait que le bureau du procureur n’a pas mis à sa disposition des éléments de preuve concernant leur client. Le Procureur selon Me Mylène Dimitri, à annoncer certaines déclarations des témoins qui sont représentés par des codes sur des informations.

Selon le conseil de Yekatom, le Procureur à développer certaines déclarations des témoins qui sont représentés par des codes « B2 B3 A61 » sur des informations qui étaient utiles à la défense.

« Monsieur Yekatom n’est pas en mesure d’avoir une audience de confirmation équitable. Parceque une grande partie du matériel est expurgée par le bureau du procureur. Alors, aujourd’hui l’accusation utilise uniquement les membres des Anti-Balaka, les Séléka sont absentes. Mais le Procureur utilise l’absence des Séléka et  son incapacité à arrêter ces derniers pour cacher des informations à la défende», a martelé Maitre Mylène Dimitri.

Alfred Yékatom Rombot est accusé par la Cour pour 66 chefs d’accusation dont le crime contre l’humanité, et 28 pour Patrice Edouard Ngaissona.

La Chambre préliminaire II de la Cour Pénale Internationale (CPI) est composée de trois juges, le président de l’audience Antoine Kestsia-Mbe Mindu de nationalité congolaise assisté de la Juge Tomoko Akane de la nationalité japonaise et du juge Rosario Salvatore de nationalité italienne. Les représentants légaux des victimes composés des six avocats parmi lesquels on note la présence de Me Edith Douzima, Me Dangavo et Fall, trois greffiers et les avocats des présumés coupables.

Cette audience de confirmation des charges contre Alfred Yekatom et Edouard Ngaïssona  qui a débuté le 19 septembre prendra fin le 27 septembre prochaine.

Vivien Aristide Ngalangou.
 
Centrafrique : Le PAM assiste les déplacés internes de Birao en vivres

BANGUI, 20 septembre 2019(RJDH) --- Le Programme Alimentaire Mondial en partenariat avec ODESCA, une ONG locale, ont commencé à distribuer le début de cette semaine des vivres comme les biscuits aux déplacés internes de la ville de Birao, qui occupent les sites de la MINUSCA et de l’Aérodrome.

Les violents combats entre le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement des libérateurs de la justice en Centrafrique(MLJC) au début du mois de septembre à occasionner le déplacement en masse de la quasi-totalité de populations civiles sur les sites des déplacés , qui ont besoin de l’aide humanitaire pour suivre.

 L’acheminement de l’aide humanitaire destinée aux déplacés internes est confronté aux défis logistiques liés à l’état de dégradation avancée de la route.

Salim Dewoko, Président de l’Ong ODESCA contacté par le RJDH, précise que la situation de la ville est  actuellement  calme et que le PAM et l’ODESCA ont distribué des vivres sur les deux sites des déplacés de l’Aérodrome et de la MINUSCA, « effectivement le PAM et une équipe de l’ODESCA ont procédé à la distribution des biscuits au niveau des sites de l’aérodrome et de la MINUSCA. On a pu vraiment distribuer des rations d’une semaine par ménage et on continue toujours, parce qu’on n’a pas encore fini de distribuer, cette distribution se fait par bloc »,  a affirmé Salim Dewoko.

Il a, par-ailleurs, indiqué que le nombre excessif des déplacés nécessite une forte mobilisation des acteurs humanitaires, « le nombre des déplacés est exorbitant donc ce qui nécessite la mobilisation des acteurs humanitaires sur les sites. Pour le moment, il y a les Ongs comme  l’ODESCA, ACTED et le Triangle qui sont là mais elles n’ont pas encore commencé des activités ainsi l’INTERSOS. Et ces derniers nous ont dit en présence de l’OCHA et HCR que c’est l’INTERSOS qui prendra le lead de la gestion des sites. Mais pour le moment, on fait avec les moyens de bord », a-t-il ajouté.

L’accès à l’eau potable est aussi l’un des problèmes auquel fait face les déplacés, « Pour le moment ACTED a évolué un peu mais depuis deux jours, ils ont stoppé la distribution d’eau. Je ne sais pas pour quelle raison encore. Ce qui est à encourager, ils ont déjà eu à réaliser les points d’eau qui sont déjà opérationnels ainsi qu’une dizaine de latrines sur les sites », se réjouit Salim Dewoko.

Depuis le déclenchement des violences armées à connotation ethnique à Birao, dans la Vakaga au Nord-est de la République Centrafricaine,  on compte aujourd’hui plus de 14.000 déplacés internes dans la ville, qui ont besoin d’un appui énorme des acteurs humanitaires.

Jefferson Cyrille Yapende     
 
Centrafrique : Une Maison de mémoire en souvenir des victimes inaugurée à Bangui

BANGUI, le 20 septembre 2019(RJDH)---Un nouveau local baptisé « Maison de la mémoire » dédiée aux victimes des crises militaro-politiques en Centrafrique. La cérémonie inaugurale s’était déroulée jeudi 19 septembre 2019 à Bangui. C’est un espace d’échanges et de soutien psychosocial à toutes les victimes du conflit afin de promouvoir la paix et la réconciliation entre les communautés.

L’idée essentielle, selon les responsables, est de rendre hommage à travers des expositions ou évènement à des grandes figures nationales servant de repère à la génération future. Cette initiative, pour Pascal Gabriella Serra Directrice de la Maison de mémoire, est née de la volonté de participer au processus de rétablissement de la paix et la réconciliation nationale dans le pays.

« La maison de la mémoire est une initiative qu’on a pu monter grâce au succès d’une exposition photo réalisée le 11 mai 2019 à l’occasion de la journée des victimes. Et donc, on a remarqué qu’il y avait un véritable succès lors de cette exposition photo qui mettait en lumière les familles des victimes qui avaient survécu durant les évènements. C’est important de trouver un local où on pourrait continuer ce genre d’activités et d’apporter notre contribution au gouvernement centrafricain dans le processus de paix et de réconciliation »,  explique Pascal Serra, directrice de la maison de mémoire.

La Maison de la mémoire dans son volet, accompagne les victimes dans l’assistance de suivi et de soutien psychologique.

Paméla Dounian –Doté.
Centrafrique : Les acteurs locaux engagés dans la conservation des aires protégées pour un développement durable

BANGUI, le 20 septembre 2019(RJDH)---Le gouvernement avec ses partenaires au développement ainsi que les ONG et les communautés se sont engagés dans la conservation de la biodiversité en Centrafrique pour le développement et la restauration de la paix. Un atelier de deux jours, organisé du 18 au 19 septembre, sur les composantes ECOFAC 6 ont permis aux participants de formuler des recommandations au gouvernement pour la restauration de la paix et la protection des aires.

Les grandes conclusions des assises du 18 au 19 septembre sur les composantes du programme ECOFAC 6, s’orientent vers la mise en place d’un comité technique de pilotage de suivi des aires protégées dans le Nord-est, le sud-est et sud-ouest de la République Centrafricaine. Le rôle de ce comité est d’assurer une gestion durable des ressources naturelles.

Pour relever ce défi, les acteurs à savoir les ONG nationales bénéficiaires du projet, les communautés, les partenaires technique et financier, les élus de la Nation de ces régions ont formulé des recommandations à l’endroit du gouvernement pour le déploiement des forces de défense et de sécurité dans les zones protégées. Ceci pour faciliter le travail des acteurs impliqués dans le programme.
C’est un grand programme, selon le Coordonnateur du projet WCS Florent Zowoya, qui a été financé par l’Union Européenne, « donc, il fallait présenter ce programme à tous les acteurs. Il y a eu un débat constructif et cela nous a permis d’avoir des éléments qui vont nous permettre de mettre en place un comité de pilotage de suivi », a-t-il précisé.

Le rôle que ce comité va jouer dans les activités est de « porter plus haut, toutes les actions développées dans le projet également de permettre à ce qu’on mette en place une approche sectorielle et ensuite d’intégrer des gestions de ressources naturelles dans et autour des aires protégées du nord afin de faire en sorte que le projet de conservation puisse etre le pilier de développement du pays », ajoute le coordonnateur.

Les participants ont au cours des travaux, passé en revue, l’état des lieux des aires protégées dans le Nord-est et le sud-est de la RCA. Des progrès selon ces derniers ont été réalisés notamment la disparition de braconnage dans la quasi-effective dans les zones intégrales de Chinko après la crise.

Judicaël Yongo. 
Centrafrique : Un plan d’action visant à éradiquer l’apatridie en cours d’examen

BANGUI, 20 septembre 2019(RJDH) --- Un atelier de consultation en vue de la validation d’un plan d’action dans le pays visant à éradiquer l’apatridie a eu lieu ce jeudi 19 septembre à Bangui. Cet atelier a été organisé sous l’égide du Ministère de la Justice en collaboration avec le Ministère de l’Administration du Territoire ainsi que le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) en Centrafrique.
 
Les hauts cadres des départements de l’Administration publique, de la Justice, du parlement et des agences du système des Nations-Unies et des organisations de la société civile ont pris part à cet atelier afin de définir des stratégies visant à éliminer l’apatridie en Centrafrique.
 
Pour le HCR,  plusieurs millions de personnes à travers le monde y compris un nombre significatif d’individus dans la région des Grands Lacs sont apatrides, c'est-à-dire n’appartiennent à aucun pays légalement et encourent un risque d’apatridie. En conséquence, ces derniers ne peuvent jouir pleinement de l’ensemble des droits fondamentaux. Parmi les causes, figurent les lacunes que renferment les législations et politiques relatives à la nationalité qui laissent certaines personnes sans reconnaissance d’une nationalité par aucun Etat.
 
L’impérieuse nécessité pour la RCA est d’adhérer aux Conventions des Nations-Unies de 1954 et de 1961 relatives à l’apatridie. Le renforcement des capacités des institutions en charge de l’état civil en vue de faciliter l’accès à la documentation d’identité juridique pour tous, « des pistes tendant à réduire ou assurer la gratuité temporaire de certains actes d’Etat civil pourraient être explorées par les autorités compétentes, c’est l’organisation d’une sensibilisation de masse sur l’enregistrement des naissances avec la participation active de toutes les couches sociales, la validation du Plan d’action National visant à éradiquer l’Apatridie en RCA sous réserve des ajustements recommandés par les experts », ont recommandé les participants.

Buti Kalé, Représentant du HCR en Centrafrique, se félicite des efforts déployés par le gouvernement pour éradiquer l’apatridie en RCA, « au nom du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés, je voudrais féliciter vivement le gouvernement centrafricain pour tous ses développements positifs qui constituent une concrétisation réelle, de sa volonté politique à respecter les engagements internationaux dans le cadre de l’éradication de l’apatridie dans le pays », a déclaré Buti Kalé qui, a ensuite exhorté le gouvernement à adhérer aux deux conventions de 1954 et 1961 relatives à l’apatridie.

La République Centrafrique a commencé à mettre en œuvre certains de ses engagements notamment la nomination d’un point focal d’apatridie au sein du gouvernement, ainsi que la signature et la publication officielle le 20 août 2019, d’un arrêté interministériel portant création d’un Comité National de lutte contre l’apatridie dans le pays. 

Jefferson Cyrille Yapende
 

À propos du RJDH


Le RJDH travaille avec un réseau de correspondants à travers le pays afin de fournir des informations vitales au grand public et de créer une communication bidirectionnelle entre les organisations humanitaires et la population. Le RJDH est convaincu que l'information constitue une forme d'intervention humanitaire.
 
Le RJDH œuvre pour un véritable Etat de droit en vue de faciliter l'émergence d’une société juste fondée sur les valeurs de respect des droits humains, de la démocratie et de la bonne gouvernance en bannissant toute forme d’aliénation.
Commentaires et droit de réponse 

Veuillez contacter la salle de rédaction via courriel au rjdh.car@gmail.com ou par tél au +236 72 07 56 47 / 75 93 84 59.

Appui

L'ONG Internews soutient financièrement et techniquement le RJDH. Internews n'est pas responsable des choix éditoriaux que le RJDH fait en termes de contenu.




 
Copyright © 2019 RJDH, Tous droits réservés.


Se désabonner de cette liste d'envoi    Mettre-à-jour vos préférences d'abonnement