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Les nouvelles de la Centrafrique, en ce Dimanche 22 Septembre 2019
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DÉPÊCHES DU JOUR

Dimanche 22 Septembre 2019
Les titres
  1. Centrafrique : Le porte-parole de la CPI toujours confiant à sa juridiction à l’ouverture de l’audience de confirmation des charges de Yekatom et Ngaïssona
  2. Centrafrique : Le département de l’Education nationale annonce l’élaboration d’un nouveau plan sectoriel pour le système éducatif
  3. Centrafrique : Le procureur de la CPI rassure que justice sera rendue aux victimes
  4. Centrafrique : L’histoire de Camille Lepage tuée en 2014 retracée dans un film réalisé par une équipe franco-centrafricaine
  5. Centrafrique : La sélection féminine du 3e arrondissement appelle à une prise de conscience
                              AVIS DU RJDH

                     LE SITE DU RJDH CIBLE REGULIERE DES PIRATES

Depuis janvier 2019, le site du RJDH (www.rjdh.org) est la cible de nombreux piratages. Le 15 janvier 2019, suite aux multiples tentatives de prise de contrôle du site, l’accès a été interdit à tout utilisateur. Deux mois durant, nos nombreux lecteurs n’ont pas été servis à cause de l’attitude de ceux qui militent pour la destruction du site du RJDH consulté chaque jour par des milliers d’internautes dispersés dans le monde entier.

Après le rétablissement du site début février, les tentatives de pirates n’ont cessé de se faire enregistrer. Pour la seule journée du 05 avril 2019, 100 tentatives ont été enregistrées par le service. Le 10 avril 2019, soit seulement trois semaines après le déblocage, le site est à nouveau bloqué à cause de ces tentatives.

Le RJDH a pu identifier un certain nombre de pirates tant à Bangui qu’à l’extérieur. Au niveau actuel d’investigation, je ne saurai citer des noms mais rassurer les lecteurs du RJDH qui sont plus importants pour nous que ces agissements de bas étage.

A l’heure actuelle, le RJDH réfléchit à toutes les options pour renforcer la sécurité du site et confondre tous ceux qui prennent plaisir à saboter le travail que fait la jeune, dynamique et ambitieuse équipe du RJDH que je salue ici.

Au nom de la coordination, je voudrais exprimer toutes nos gratitudes à ceux qui ne cessent de soutenir le RJDH dans ce moment de turbulence voulue par ceux qui cherchent à anéantir la percée actuelle de cette structure. Je rappelle pour décourager ceux qui agissent contre les intérêts du RJDH que la percée actuelle, puis que scientifique et murie, est irréversible alors cessez de perdre votre temps parce que vos attitudes n’ont pas l’épaisseur qu’il faut pour décourager l’équipe actuelle de ce réseau.

J’appelle à la mobilisation de tous pour nous aider à avoir des preuves précises sur l’identité des pirates et leurs intentions. Je lance un avis de soutien pour nous aider à prendre l’option qui est la plus adaptée pour que le site ne soit plus attaquable. Facile d’entrer en contact avec la coordination du RJDH pour des réflexions et tout autre soutien.
75802444 ou 72 06 83 88
Sylvestre2015@gmail.com
 
Centrafrique : Le porte-parole de la CPI toujours confiant à sa juridiction à l’ouverture de l’audience de confirmation des charges de Yekatom et Ngaïssona

HAYE, 22 Septembre 2019 (RJDH) ---Fadi El Abdallah, porte-parole de la CPI se dit confiant à l’impartialité de sa juridiction à l’ouverture de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Yekatom et Ngaïssona devant la Cour Pénale Internationale ce 19 Septembre. Il l’a dit dans une Interviews accordée aux journalistes centrafricains présents à l’audience à la CPI.
Propos recueilli par la presse centrafricaine

Journalistes Centrafricains : Bonjour Monsieur Fadi El Abdallah

Fadi El Abdallah : Bonjour

J.C : Vous êtes le porte-parole de la Cour Pénale Internationale (CPI), le 19 Septembre s’est ouverte à la CPI, l’audience de confirmation des charges dans l’affaire le Procureur contre Alfred Yekatom et Patrice Edouard Ngaïssona, dites-nous l’enjeu de cette audience ?

F.E.A : Je pense qu’il faudra insister d’abord que c’est la première affaire dans le cadre de la deuxième enquête concernant la République Centrafricaine dans le conflit de 2013 à 2014. C’est une audience de confirmation des charges, ce n’est pas un procès. Le but de cette audience est de tester si le dossier du Bureau du Procureur mérite d’être envoyé en procès, ou bien s’il ne faut pas arrêter la procédure à ce stade. Pour la Cour, c’est important de respecter clairement les Droits de la défense, mais également de donner la possibilité aux victimes d’être entendues dans la salle d’audience et de participer à travers leurs représentants légaux des victimes permettant à la justice d’être rendue dans les meilleures conditions.

J.C : Pourquoi le choix de la justice internationale alors que les deux suspects pourront être jugés par la justice centrafricaine ?

F.E.A : Le travail de la CPI est un travail complémentaire avec la justice nationale. La CPI peut intervenir uniquement s’il n’y a pas de poursuite contre les mêmes suspects, ou les poursuites s’il en a et ne concerne pas les mêmes faits, ou manque de moyens pour aboutir. Dans le cas actuel, il faut noter qu’il y a certaines enquêtes au niveau national comme vous le saviez des chambres spéciales qui ont été créées dans le cadre de l’autorité judiciaire centrafricaine, le travail de la CPI est complémentaire avec tous ces efforts là. Mais lorsqu’il n’y a pas de poursuite contre les suspects où pas pour les mêmes faits pour lesquels ils sont devant la CPI, dans ce cas, la CPI peut continuer avec cette affaire. S’il s’avère qu’il y aurait des poursuites concernant les mêmes personnes pour les mêmes faits qu’ils leurs sont reprochés, il est toujours possible d’arrêter l’affaire devant la CPI et de renvoyer en Centrafrique à la demande soit de la défense soit des autorités centrafricaines à condition de démontrer qu’il y a des enquêtes sérieuses concernant les mêmes personnes, ce qui est à ce stade n’a pas été soulevé ni par la défense, ni par les autorités centrafricaines.

J.C : Certains politiques accusent la CPI d’être partiale en ce sens que seulement les leaders des Anti-Balaka qui sont traduits devant votre juridiction alors que dans la crise centrafricaine, les Séléka sont aussi à l’origine et venant d’être signés un accord de paix qui n’a pas d’impact sur la sécurité de la population centrafricaine. Que répondez-vous à cette allégation ?

F.E.A : il faut toujours garder à l’esprit que la CPI est une institution judiciaire. Ce n’est pas une institution politique. Les considérations politiques n’ont pas lieu dans la CPI et dans la salle d’audience. Les juges et le Bureau du Procureur peuvent travailler uniquement sur la base des éléments de preuves que le Bureau du Procureur réuni et qu’il présente aux juges pour vérifier leur crédibilité. Je vous rappelle encore que c’est la première affaire dans le cadre de la deuxième enquête concernant la République Centrafricaine selon les moyens de preuves que le Bureau du Procureur fait son travail. Pour la CPI ce qui compte, c’est seulement les éléments de preuve que le Procureur réunit et qui peut présenter aux juges pour que les juges puissent statuer.

J.C : Monsieur Fadi El Abdallah nous vous remercions

Propos recueillis par la presse centrafricaine.

Vivien Ngalangou
Centrafrique : Le département de l’Education nationale annonce l’élaboration d’un nouveau plan sectoriel pour le système éducatif

BANGUI, 22 septembre 2019(RJDH)---Le Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement primaire et secondaire a annoncé l’élaboration d’un nouveau plan sectoriel pour le système éducatif centrafricain. Ce plan réunira les cadres du secteur éducatif ainsi que des partenaires techniques et financiers accompagnant le département de l’Education nationale. L’annonce a été faite le samedi 21 septembre lors d’une conférence de presse animée par le ministre Aboubakar Moukadas Nour.

La revue sectorielle du système éducatif national portée par le département de l’Education nationale sera étalée sur une période de dix ans, c’est-à-dire de 2019 à 2029. Elle servira de bréviaire pour l’enseignement primaire et secondaire et permettra de faire la programmation pédagogique en vue d’avoir un enseignement standardisé  pour tout le pays.

Pour le ministre de l’Education nationale, Aboubacar Moukadas Nour, c’est un document important et très attendu, « cette revue qui est un grand  rendez-vous des différents acteurs du système éducatif. Je dirais même que c’est une grande messe de l’éducation à laquelle tous ceux qui interviennent dans le domaine vont être conviés. C’est pour vous dire l’importance que nous accordons à cette rencontre qui a pour but fondamental de produire la revue sectorielle de l’éducation de notre pays » explique le Ministre de l’Education nationale.

Pour le faire, quatre axes bien définis serviront de balise pour l’élaboration de ce nouveau plan sectoriel pour le système éducatif centrafricain, indique le membre du gouvernement. « Il s’agit d’une revue de la littérature appropriée que ça soit de document qualitatif tel que le RESEP, le plan de transition. Nous nous appuierons sur ce document. Tous ces documents sont des documents de référence sans oublier l’annuaire statistique qui est un document quantitatif que mon département a produit », a précisé Aboubakar Moukadas Nour.

La revue sectorielle s’étalera sur une période de dix ans, à en croire le membre du gouvernement, « nous allons nous appuyer sur tous ces document pour produire le plan  sectoriel qui va s’étaler sur 10 ans, puisqu’on parle déjà de l’Horizon 2029. Donc, c’est vraiment un document important qui va nous permettre de faire de programmation pour toujours éviter le pilotage à vue. La qualité de l’enseignement qui est véritablement très importante et instaurer la bonne gouvernance éducative, réhabiliter et équiper les écoles des table-bancs et l’accessibilité sur toutes les activités que nous allons mettre en place » a-t-il réitéré. 

L’élaboration du document de revue sectorielle de l’éducation sur le plan national intervient dans un contexte où le système éducatif a du plomb dans l’aile.

Paméla Dounian -Doté
Centrafrique : Le procureur de la CPI rassure que justice sera rendue aux victimes

HAYE, 22 septembre 2019(RJDH)---Le Procureur de la Cour Pénale Internationale, Fatou Bensouda, a déclaré à la presse centrafricaine que son bureau, mette tout en œuvre pour remplir leur rôle important conformément au mandat de la CPI pour que justice soit rendue aux victimes des crises en Centrafrique. Déclaration faite ce vendredi 20 septembre dernier à la Haye au Pays-Bas.

Des critiques se multiplient depuis le début de l’audience de confirmation des charges contre deux anciens chefs de milice Anti-Balaka, Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom, d’avoir été impliqués dans une campagne de violences et de terreur contre des civils. Le travail du bureau du procureur de la CPI est remis en cause par les opinions des uns et des autres. Tout le monde y porte un regard critique vis-à-vis de la procédure en cours car, aucun membre de la Séléka n’est présenté devant la CPI alors qu’il s’agit d’un conflit qui a opposé Anti-Balaka et Séléka.

La réaction du procureur intervient après celle des défenseurs des Droits de l’Homme qui ont vivement critiqué la tenue de cette audience qui, selon Me Mathias Mourouba et Joseph Bindoumi, n’est pas équitable en raison de l’absence des leaders de la Séléka.

Même avis partagé par les conseils des deux suspects et des organisations internationales et nationales des Droits de l’Homme, qui ont demandé à la Cour « une justice équitable» dans l’audience.
« Nous avons le devoir en tant que défenseur des Droits de l’Homme, en tant que membre d’un Etat partie, de demander que la CPI fonctionne dans les conditions d’une justice équitable. Si en RCA, tout le monde se rend compte que les Anti-Balaka et Séléka ont posé des actes criminels et il y a plusieurs victimes, nous disons clairement devant cette Cour qu’il n y a aucune personne de la Séléka. Si on ne recherche pas les bourreaux de la Séléka, on risque de faire une justice qui n’est pas équitable », a critiqué Joseph Bindoumi.

Face à cette avalanche de critiques, Fatou Ben Souda a déclaré que son bureau mettra tout en œuvre pour que justice soit rendue,  « nous ne pourrons effacer les souffrances des victimes, mais nous remplirons notre rôle dans le cadre de notre mandat et avec les moyens dont nous disposons pour que justice soit rendue et que les responsables de crimes rendent compte », a déclaré le procureur de la CPI devant la presse centrafricaine.

L’audience de confirmation des charges dans les affaires contre le bureau du procureur de la CPI ouverte le 19 septembre a été suspendue le vendredi 20 septembre dans la soirée et reprendra ce lundi 23 septembre. La parole sera donnée aux représentants légaux des victimes qui vont défendre le dossier au nom des victimes centrafricaines.

La Chambre II de la CPI au cours de cette audience d’une semaine déterminera les responsabilités quant aux accusations portées contre Alfred Yekatom et Patrice Edouard Ngaïssona. S’ils sont ou non, les responsables des crimes contre l’humanité et de guerre commis en Centrafrique, parmi lesquels meurtres, viols, actes de torture et mutilations sont des charges retenues contre eux.

RJDH.
Centrafrique : L’histoire de Camille Lepage tuée en 2014 retracée dans un film réalisé par une équipe franco-centrafricaine

BANGUI, 22 septembre 2019 (RJDH)---L’Alliance Française de Bangui a projeté en avant-première, le vendredi 20 septembre un film intitulé :« film Camille ». Ce film retrace l’histoire de Camille Lepage, jeune photo-reporter française tuée en 2014, dans la Nana-Mambéré, alors qu’elle couvrait l’actualité du pays au fort moment de la crise.

C’est une réalisation de long métrage en Centrafrique. Le film a été tourné par une équipe franco-centrafricaine, c'est-à-dire composée à la fois des acteurs centrafricains et français, « des techniciens, des éléments de forces de défense de sécurité intérieur, de quarante centrafricains recrutés en Centrafrique et formés dans le tournage de ce film en France. Ce film a été réalisé à Fatima, à Bimbo et dans d’autres villes du pays et présente l’histoire dans laquelle Camille Lepage a été tuée lorsqu’elle couvrait l’actualité du pays », présente un des réalisateurs.

Des acteurs comme Boris Lojkine et Nina Meurisse ont joué un rôle important du coté féminin et masculin dans ce film qui montre comment la jeune photoreporter en Centrafrique qui s‘était investie pour informer le monde sur l’un des pires conflits armés que le pays ait connu. La projection a commencé depuis le vendredi 20 septembre et prendra fin ce dimanche 22 septembre à l’Alliance Française de Bangui.

Le ministre de la Communication et des Medias Ange Maxime Kazagui a souligné que ce tournage a été un succès.

La sortie officielle est attendue en France.

RJDH.
Centrafrique : La sélection féminine du 3e arrondissement appelle à une prise de conscience

BANGUI, le 22 septembre 2019 (RJDH) --- La sélection de football version féminine du 3e  arrondissement de Bangui appelle les jeunes Centrafricains à cultiver l’esprit de la paix et de la cohésion sociale pour le développement du pays. Appel lancé lors de la célébration de la journée internationale de la paix en Centrafrique.

La Maison de la Mémoire, nouvellement créée, a commémoré la journée internationale de la paix en organisant un match de football entre deux équipes féminines de football des 3e et 4e arrondissements de la capitale centrafricaine.

Ces campagnes de sensibilisation, selon Pascal Gabi Serra, responsable de la Maison de la mémoire, vise à promouvoir la paix et le vivre ensemble dans le pays, « c’était important pour nous d’organiser ce match, qui mettait en compétition la sélection du 4e et celle de 3e arrondissement de Bangui. C’est un match symbolique, car on dit que le sport et la culture sont des facteurs de la cohésion sociale. Il est important pour nous d’organiser cet évènement pour que toutes les communautés puissent se retrouver et célébrer ensemble la journée internationale de la paix », a-t-elle déclaré.

Safiya, capitaine de la sélection du 3e arrondissement de Bangui, appelle chaque centrafricain à s’investir pour la paix dans le pays, « je me réjouie de ce match de football organisé par la Maison de la mémoire. Plusieurs personnes pensent qu’il n’y a pas de la paix en RCA, mais à travers une telle initiative, nous allons prouver aux yeux du monde que nous sommes fils et filles de ce pays.  J’invite mes paires jeunes à cultiver la paix et le vivre ensemble à travers les activités sportives. J’invite ceux qui continuent à nourrir l’esprit de la haine et de rancune à se débarrasser de cet état d’esprit sinon nous allons continuer à tourner en rond », a rappelé Safiya.

Les deux équipes se sont séparées sur un score de 2 buts à 0 en faveur des Abeilles du 4e arrondissement de Bangui.

La célébration de la  journée internationale de la paix organisée par la maison de la mémoire a vu la participation de plusieurs partenaires au développement tels que : l’ONU-FEMME, l’UNFPA du PNUD et l’Alliance Française de Bangui.

Carlos Watou

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