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Les nouvelles de la Centrafrique, en ce Lundi 23 Septembre 2019
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DÉPÊCHES DU JOUR

Lundi 23 Septembre 2019
Les titres
  1. Centrafrique : Alkali Saïd condamné à six ans de prison ferme pour association des malfaiteurs
  2. Centrafrique : Les groupes armés s’opposent à l’arrivée des FACA à Bria
  3. Centrafrique : « Que la paix revienne dans nos villages !», dixit le chef du groupement Dangbatro, sur l’axe Bria-Ouaddah.
  4. Centrafrique : L’ONG « Communities in Transition »(CIT) renforce les capacités locales en résolution de conflit et en gestion de projet à Bria, depuis le 02 septembre 2019.
  5. Centrafrique : Les représentants légaux des victimes argumentent leurs preuves
                              AVIS DU RJDH

                     LE SITE DU RJDH CIBLE REGULIERE DES PIRATES

Depuis janvier 2019, le site du RJDH (www.rjdh.org) est la cible de nombreux piratages. Le 15 janvier 2019, suite aux multiples tentatives de prise de contrôle du site, l’accès a été interdit à tout utilisateur. Deux mois durant, nos nombreux lecteurs n’ont pas été servis à cause de l’attitude de ceux qui militent pour la destruction du site du RJDH consulté chaque jour par des milliers d’internautes dispersés dans le monde entier.

Après le rétablissement du site début février, les tentatives de pirates n’ont cessé de se faire enregistrer. Pour la seule journée du 05 avril 2019, 100 tentatives ont été enregistrées par le service. Le 10 avril 2019, soit seulement trois semaines après le déblocage, le site est à nouveau bloqué à cause de ces tentatives.

Le RJDH a pu identifier un certain nombre de pirates tant à Bangui qu’à l’extérieur. Au niveau actuel d’investigation, je ne saurai citer des noms mais rassurer les lecteurs du RJDH qui sont plus importants pour nous que ces agissements de bas étage.

A l’heure actuelle, le RJDH réfléchit à toutes les options pour renforcer la sécurité du site et confondre tous ceux qui prennent plaisir à saboter le travail que fait la jeune, dynamique et ambitieuse équipe du RJDH que je salue ici.

Au nom de la coordination, je voudrais exprimer toutes nos gratitudes à ceux qui ne cessent de soutenir le RJDH dans ce moment de turbulence voulue par ceux qui cherchent à anéantir la percée actuelle de cette structure. Je rappelle pour décourager ceux qui agissent contre les intérêts du RJDH que la percée actuelle, puis que scientifique et murie, est irréversible alors cessez de perdre votre temps parce que vos attitudes n’ont pas l’épaisseur qu’il faut pour décourager l’équipe actuelle de ce réseau.

J’appelle à la mobilisation de tous pour nous aider à avoir des preuves précises sur l’identité des pirates et leurs intentions. Je lance un avis de soutien pour nous aider à prendre l’option qui est la plus adaptée pour que le site ne soit plus attaquable. Facile d’entrer en contact avec la coordination du RJDH pour des réflexions et tout autre soutien.
75802444 ou 72 06 83 88
Sylvestre2015@gmail.com
 
 
Centrafrique : Alkali Saïd condamné à six ans de prison ferme pour association des malfaiteurs

BANGUI, le 23 septembre 2019(RJDH)----Première condamnation de la Cour d’Appel de Bangui à l’ouverture de sa session criminelle de l’année 2019 à Bangui. Alkali Saïd Abdoulaye, conseiller militaire du Mouvement Patriotique de Centrafrique(MPC) est condamné à six ans de prison ferme à l’issue d’une audience ce lundi 23 septembre 2019 à Bangui.


Il est poursuivi pour dix chefs d’accusations notamment l’association des malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre, rébellion, destruction de biens publics, et atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat.

Sur ces dix chefs d’accusation, un seul a été retenu par la  Cour à savoir l’association des malfaiteurs. Après plus de sept heures de procès, le parquet général représenté par Eric Didier Tambo, a demandé dans son réquisitoire, « une peine à perpétuité contre le conseiller militaire du MPC, Alkali Saïd Abdoulaye pour les crimes commis dans la préfecture de Nana-Gribizi le 12 octobre 2016 lors de l’incendie sur le site des déplacés de Kaga-Bandoro et la destruction de la résidence du préfet de la Nana-Gribizi » a requis le Eric Didier Tambo.

La Cour n’a pas suivi la ligne du parquet et a donné six ans de prison ferme pour un seul chef d’accusation à défaut des éléments de preuve concernant les autres chefs de concernant les autres chefs d’accusation.

« Sur la culpabilité, la Cour acquitte Abdoulaye Assaïd, des neuf chefs accusation notamment l’assassinat, la rébellion, l’incendie volontaire, la destruction des édifices publics, le vol aggravé, la détention illégale d’armes et minutions de guerre, l’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat. Par contre le déclare coupable de crime d’association des malfaiteurs prévu et puni par les articles 411 et 412 du code pénal de la République Centrafricaine et lui accorde les circonstances atténuantes et le condamne à six d’emprisonnement ferme. Et les neufs autres chefs d’accusation la Cour n’a pas pris en compte pour faute de preuve », a déclaré le président de la Cour Thierry Pisseri.

La défense représentée par Me Célestin Nzala, prend acte de la décision de la Cour. Selon des informations, plus de cinquante personnes ont trouvé la mort alors que ce leader se trouvait à Kaga-Bandoro au moment de l’attaque du site et Alkatim à Moyen-Sido.

Cette première session ouverte ce lundi 23 septembre 2019 prendra fin le 23 octobre prochain.

Cyrille Wegue.
Centrafrique : Les groupes armés s’opposent à l’arrivée des FACA à Bria

BRIA, 23 septembre 2019(RJDH)---A l’annonce de l’arrivée des FACA à Bria, des tirs sporadiques d’armes lourdes et légères ont été entendus dans la nuit du 22 au 23 septembre en signe de protestation de la présence des forces des défenses et de sécurité dans la ville.

A l’allure d’une ville morte, la ville de Bria, chef-lieu de la Haute Kotto, en a l’air. Selon les informations RJDH, les combattants du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) ont déclenché un concert des tirs nourris d’armes de tout calibre, entendu dans la nuit du 22 au 23 septembre 2019, aux environs de 21 heures.

« C’était aux environs de 21heures le dimanche 22 septembre que les tirs d’armes provenant du centre-ville ont été entendus tout au long de la nuit. Ce qui a provoqué la psychose parmi la population », a témoigné au RJDH un habitant de la ville de Bria.

En conséquence, « les activités sont paralysées, les magasins, les boutiques sont fermés. La ville a été décrétée ville morte par les leaders des groupes armés », a indiqué une autre source locale.

Pour une autorité locale contactée ce jour par RJDH, « les boutiques et les commerces sont restés fermer. L’administration et les écoles qui doivent reprendre ont les portes hermétiquement fermées », a-t-elle précisé.

D’autres sources indiquent que le « mécontentement des groupes armés de la localité témoigne leur opposition au déploiement des FACA qui, selon eux, est fait sans leur consentement ».

Aux dernières nouvelles, le premier convoi des FACA est signalé à 18 kilomètre de Bria et le second se positionne actuellement à Ippy, à une soixantaine de kilomètres de là.

Jusqu’alors aucun véhicule des FACA n’a fait son entrée dans la localité et Bria a cessé de vivre, pour un temps, ce lundi 23 septembre 2019.

RJDH
Centrafrique : « Que la paix revienne dans nos villages !», dixit le chef du groupement Dangbatro, sur l’axe Bria-Ouaddah.

BRIA, 23 septembre 2019 (RJDH)---Les médiateurs de « Communities in Transition » (CIT–Bria) facilitent la signature de l’entente, au village Dangbatro, à PK7 de Bria, sur l’axe Bria-Ouaddah, entre les groupes armés et la population autour de l’accès aux produits agricoles. Cette activité a eu lieu le 12 septembre dernier et s’inscrit dans le cadre de la résolution pacifique de conflit dans la préfecture de la Haute-Kotto.

Sous la facilitation des membres de CIT-Bria, 14 notables de l’axe Bria-Ouaddah, entre PK7 et PK18, ont dialogué le 12 septembre courant avec les groupes armés contrôlant les barrières de cet axe.

La tension perceptible depuis bien des semaines sur cette route tire ses racines dans un conflit lié à l’accès aux produits agricoles. A travers un dialogue impartial et transparent facilité par CIT, tenu dans l’Église CEBI de Dangbatro, les notables des villages et le Comzone de la Seleka ont échangé à cœur ouvert sur les sujets qui les opposent. Les participants ont couronné ce dialogue en signant un accord assorti de recommandations claires sur la vente équitable des produits agricoles, et sur le maintien d’une communication directe et ouverte autour de denrées agricoles, mais aussi autour de toute situation susceptible de créer de conflit entre les deux parties.

Un comité de suivi composé du Comzone, du chef de poste et de certains chefs des villages a été mis en place afin de pérenniser les acquis de ce dialogue.

Rappelons que ce dialogue, facilité par les deux médiateurs de CIT-Bria, vient renforcer celui accompagné par CIT sur le même axe au mois de juillet dernier autour des barrières illégales et de la libre circulation.

Thomas Paul Banze.
Centrafrique : L’ONG « Communities in Transition »(CIT) renforce les capacités locales en résolution de conflit et en gestion de projet à Bria, depuis le 02 septembre 2019.

Bria, 23 sept 2019 (RJDH)---Les membres de « Communities in Transition » (CIT – Bria) sont dans une longue formation, du 02 au 16 septembre 2019, en lien avec la gestion de projets et la résolution de conflit entre les communautés locales.

16 personnes dont 5 femmes suivent depuis le 02 septembre 2019 une formation de 3 semaines sur plusieurs modules développés par divers formateurs dans deux domaines importants pour la vie de l’organisation à Bria: la gestion de projet et la résolution de conflit. En effet, comme impact du projet « Bâtir une Sécurité Inclusive en RCA » mis en œuvre par CIT en 2018, une première organisation de gestion de conflit est née à Bria.

Pour opérationnaliser la structure, CIT-USA est venue appuyer sa sœur CIT-Bria pour l’aider à mobiliser du financement localement et à créer une structure organisationnelle opérationnelle.

La partie relative à la gestion du projet a été introduite par l’équipe des Affaires Civiles de la MINUSCA-Bria. Au terme de cette session, les participants par groupe de 4 ont proposé 3 projets représentant les attentes de la population de la localité. Ces projets portent les titres suivants: « Dialogue citoyen en faveur de la restauration des services étatiques », « Retour des déplacés de PK3 au quartier Bornou, à Bria » et « Atelier de formation sur la résolution de conflit ».

Soulignons que ces projets ont été présentés par leurs auteurs devant un jury constitué des membres de l’équipe de la MINUSCA-Bria. Ces derniers ont beaucoup apprécié le courage de préparer des projets dans un temps record, ainsi que le ciblage des thèmes en rapport le domaine d’intervention de l’organisation.

En rapport avec la résolution des conflits, les modules ci-après ont été facilités : la médiation et la communication non-violente. Cette partie a été animée par Nathalie Al-Zyoud, Médiatrice Principale de CIT, basée à Washington et Thomas Paul BANZE, Consultant venu de la RDC et Ancien Directeur pays de CIT-RCA.

La session se poursuit cette semaine avec des thèmes ayant trait au reporting, à la comptabilité et aux structures opérationnelles en tant qu’organisation de la société civile.

Thomas Paul Banze
Centrafrique : Les représentants légaux des victimes argumentent leurs preuves

HAYE, 23 Septembre 2019 (RJDH) --- Reprise ce lundi 23 septembre de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire le procureur contre Yekatom et Ngaïssona. Les représentants légaux des victimes font les observations sur leurs enquêtes.

Les suspects Alfred Yekatom et Patrice Edouard Ngaïssona présents à l’audience, tous vêtus de costume bleu et de cravate bleue ont l’air calme.

A l’ouverture de l’audience à 9 heures 30, heure de la Haye, le président de la Cour Antoine Kestsia Mbe-Mindua inscrit 3 heures de temps, soit une heure de parole par équipe

Maitre Dmytro Suprun, représentant les enfants soldats enrôlés par la milice antibalaka dans son observation, a souligné la question de l’enrôlement des enfants soldats qui avait caractérisé le conflit en RCA entre 2013 et 2014.

« Alfred Yekatom et Patrice Ngaïssona ont recruté 83 enfants soldats recensés au nombre desquels  14 enfants avaient subi de crimes de viol et relations sexuelles entre 2013 et 2014 », avant de poursuivre en se basant sur le recensement fait en 2014 par l’UNICEF sur la situation de ces enfants en Centrafrique. Il ressort de cette étude qu’entre 6000 à 10.000 enfants soldats sont recrutés par les antibalaka.

Pour Maitre Marie Edith Douzima Lawson, avocate et représentante légale des victimes, elle s’appesantit sur l’origine de conflit en RCA. Le conflit politico-militaire a engendré des pertes matérielles et en vies humaines, raison de plus pour que les victimes obtiennent justice et réparation. « Les victimes réclament la justice, les auteurs de conflit doivent être arrêtés, les victimes ont un slogan devant la Cour qui est « Ndâ dé gi Lôrô »  qui veut dire (il faut tout le temps fuir) », a relaté Marie Edith Douzima Lawson.

« La défense de l’intérêt des victimes conduit à l’apaisement, cela veut que la justice soit rendue et la réparation soit faite. Nous devons aussi faire la différence entre audience de confirmation des charges et la culpabilité, car ces deux choses sont différentes » a souligné maitre Fall Yaré de nationalité sénégalaise, un autre avocat représentant les victimes.

Par ailleurs, Maitre Abdou Gangabo Moussa, avocat de la partie des victimes, revient sur le chapitre 7 de la Minusca qui est de ramener la sécurité et protéger la population civile.

Au regard des éléments présentés par les parties représentants les victimes, la Chambre préliminaire appréciera  dans les 60 jours si les deux présumés coupables comparaitront lors d’un procès ou non.

Vivien Ngalangou

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