Copy
Use this area to offer a short preview of your email's content.
View this email in your browser
HOMMAGE
Hector Mahau devient membre d’honneur de l’APFJS
par Jean Lafleur et Michel Salmon
 
Depuis 67 ans, le Carolo d’origine Hector Mahau participe à la grande aventure de la presse sportive francophone. Il est donc normal qu’en ce début novembre, l’APFJS fasse de celui qui vient de fêter ses 90 ans son membre d’honneur. Car Hector était encore jusqu’ici membre du Comité directeur de notre association.
Dès 1947 il couvre d’abord à « Les Sports » le cyclisme sous la conduite d’Alban Collignon avec comme coéquipiers Théo Mathy et René Jacobs, qui allait devenir le chef de la rubrique et surtout l’ami fidèle d’Hector avec qui il signa de nombreux tomes de l’annuaire « Vélo ». Qu’il double d’ailleurs bientôt de l’annuaire du « Jeu de Balle », ou de la « Marche », témoignant là de ses incroyables facultés d’archiviste sportif, un des plus fameux en Wallonie. A l’époque, Hector fait souvent les trajets quotidiens entre Charleroi et Bruxelles à vélo… ! Après quelques années (et la couverture de la fameuse « course de la Paix », pendant communiste du Tour de France) « Heketor » comme on le surnomme toujours, marié entre-temps à une Gembloutoise, entre au « Rappel » où le responsable sportif est Armand Deroissart. Anecdote : habitant Gembloux, il préfère alors le « Rappel » carolo au « Vers l’Avenir » namurois parce que, paraît-il, c’est plus proche pour lui qui ne conduit pas !  Mystère… Il vit les avatars de la gazette carolo sous la direction de Jean Valschaerts et de l’insupportable rédac’chef Pol Vandromme, au gré des pérégrinations de ce journal imprimé après Charleroi à Bruxelles (DH), Roubaix (Nord-Eclair), de nouveau Bruxelles (La Cité) et enfin Namur (Vers l’Avenir). Namur où Hector finit d’ailleurs par élire domicile définitivement, avec sa famille entre-temps éprouvée par la perte tragique d’un bambin.
Du côté de l’association de la presse sportive (APBJS), Hector est le secrétaire de la section Hainaut-Namur dès 1961 presque jusqu’à la création de l’APFJS et la fin des sections. Soit près de quarante ans de secrétariat, une autre performance. Avec par exemple en 1986 la rédaction d’une plaquette pour les 60 ans de la section Hainaut-Namur, où il ne parlait quasiment pas de lui, par modestie naturelle, une autre de ses principales qualités. Une édition dont les photos ci-dessous sont extraites.
 

Hector Mahau (au centre) et ses amis Georges Bailly et François Deulin lors d’une réunion à Charleroi.
 

A droite de Léon Gillaux au cours d’une excursion de la section à Dinant sur le télésiège de la citadelle.
 

Secrétaire (à g.) du président Jean Lafleur lors du 60e anniversaire de la section.
 

Mme Mahau (à dr.) aux côtés de Léon Delhalle et conversant avec son épouse.
 

A l’extrême droite en haut, au Belvédère, pour les 50 ans de l’APBJS avec le Prince Albert.
 

SUR LES TERRAINS
Quand les joueurs ignorent la presse
 
Lors du récent Anderlecht-Standard, notre confrère photographe Philippe Crochet a été « victime » d’un incident qui aurait pu être simplement sympathique si l’attitude du joueur anderlechtois, Nathan Kabasele pour ne pas le citer, avait été un peu plus respectueuse. Bousculé par le joueur emporté par son élan dans un duel avec le Standardman Andrade, Philippe n’a même pas eu droit à un regard de Kabasele qui préféra rejeter la responsabilité sur son rival et éviter ainsi une simple excuse. Voilà qui prouve encore une fois le peu de respect des joueurs professionnels - chèrement rémunérés par leurs clubs - pour certains médias de terrain… Un fait qui n’a pas échappé à Sporza, via ce lien.

 

Mouscron : changement de syndic
par Pierre Bilic

Nos confrères du nord ne comptent pas leurs compliments quand ils quittent les installations du RMP. Avant le début de la présente saison, Sportspress.be s’était rendu à plusieurs reprises au Canonnier pour évoquer avec les Hurlus toutes les facettes journalistiques liées au retour des Hurlus en D1. Je me souviens de discussions intéressantes et constructives auxquelles participèrent le RMP et celui qui y fut notre syndic en début de saison, Denis Bouderenghien. Le RMP mit les petits plats dans les grands : salle de presse confortable, tribune de presse facilement accessible, accueil sympathique, etc. Du beau travail mais, hélas, à mon grand étonnement, les relations se compliquèrent ensuite entre notre syndic, méticuleux, et le RMP, certain d’avoir accompli sa part du boulot. J’ai personnellement  tenté, mais en vain, de recoller la porcelaine. Pour le club, qui a le droit de demander un autre syndic, le point de non-retour était atteint. Dommage. Merci à Denis pour son apport. Didier Solbreux a eu la bonne idée de songer à Sébastien Huzler (Nord Eclair) afin de reprendre le flambeau et assumer la charge de syndic de Sportspress.be à Mouscron. Sébastien a relevé le défi avec bonne humeur : un grand merci à lui.
 
Une première journalistique au Standard qui ne doit pas en appeler d'autre !
par Marc Gérardy, président APFJS

Vous avez sans doute vu dans quel climat s'est déroulé le match Standard-Zulte-Waregem le 19 octobre dernier et surtout comment il s'est terminé. Dès la fin du match sifflée par l'arbitre, par ordre de police, toutes les salles de la Tribune 1 de Sclessin, où se trouvent la tribune d'honneur et la tribune de presse, ont été fermées à clé. Pourquoi? Car lors des derniers affrontements après le match Standard-Lokeren, les supporters étaient passés par la salle de presse et par la mixed-zone pour tenter de rentrer dans les vestiaires. Nous comprenions donc très bien qu'il s'agissait de mesures de sécurité ! Les radios et la presse écrite ont pu travailler dans la tribune de presse après le match. Les photographes ont pu travailler dans la salle de presse jusqu'à ce qu'elle soit totalement évacuée. Les journalistes liégeois sont rentrés dans leur rédaction sans avoir pu interviewer le moindre joueur, ni du Standard, ni de Zulte-Waregem ! Du jamais vu en Belgique je pense ! Qu'ont fait les journalistes flamands ? La VRT Radio a pu interviewer Bossut et Dury sur le parking des autocars. J'ai demandé au Standard pour avoir un représentant du club à l'interview pour toute la presse mais le président était déjà parti une demi-heure avant la fin du match! Nous n'avons donc eu personne. La RTBF TV a pu interroger Igor De Camargo car elle restait à Sclessin pour un direct dans le Week-end sportif le soir même. Certaines radios n'ont donc pu réaliser AUCUNE interview, ce qui est contraire à la Convention signée par la Pro League avec Sportspress, et ont dû se « contenter » de réactions de supporters. Plus jamais ça !
 
Pas d’enfants en tribune de presse
par Pierre Bilic

Il m’arrive de temps en temps de remplacer un syndic de presse. Je constate chaque fois que leurs missions peuvent être délicates. Il n’est pas facile de dire « non, c’est interdit » à un confrère. Ainsi, il n’est pas inutile de rappeler que les tribunes et salles de presse sont des lieux de travail qui sont interdits aux partenaires, amis, et enfants des journalistes accrédités. Une exception en appellerait d’autres et les tribunes de presse, contrôlées par Sportspress.be, ne permettraient plus à nos membres, accrédités en bonne et due forme, de bosser dans les meilleures conditions. Il en va aussi de notre sérieux et de notre crédibilité aux yeux des clubs et de la Pro League.
 

Ca va se savoir
Votre association réagit

Par Maurice Loiseau, vice-président et David Naert, président Sportspress.be
 
Les medias ne disposant pas des droits de retransmission des matches de Division I de football –et singulièrement les chaînes de télévision régionales- se sont fort inquiétés récemment de la décision prise unilatéralement par la Pro League « d’interdire à ces mêmes “non ayant-droits”, (quel terme barbare!) d’encore réaliser des interviews de joueurs et d’entraîneurs dans la mixed zone, à l’issue des rencontres de D1 ». Une décision qui a fait bondir les responsables de notre association. Immédiatement, emmenée par le Président David Naert, une délégation s’est rendue au siège de la Ligue, pour réclamer l’annulation de cette mesure, laquelle allait à l’encontre de la convention football. Interrogés, les clubs de la Pro League n’ont vu aucune raison de s’opposer aux interviews réalisées dans la mixed zone par les media n’ayant pas les droits. Le message est alors passé clairement à la direction de la Ligue, qui autorise à nouveau tous nos confrères à accomplir leur travail dans la zone prévue. A partir de la 12e journée de championnat, les TV n'ayant pas les droits pouvaient à nouveau interviewer des joueurs dans la mixed zone. Il s'agit désormais d'interviews « en groupe », mais nous pensons que la pratique sera plus aisée dans les clubs moins importants (où la pression est moindre pour les interviews). Tout cela a été décidé le 17 octobre, lors d'une évocation entre la Pro League et les clubs.  Comme vous le savez, Sportspress.be a intensément  « lobbyé » le mois passé auprès des clubs et nous sommes satisfaits du résultat.
 

DECES
Le Verviétois Charly Joris
par Alain Siemes
 
Le correspondant de La Meuse Verviers, Charly Joris, est décédé à l'âge
de 65 ans. Souffrant d'une fibrose pulmonaire depuis dix-huit mois, une
maladie auto-immune, Charly était dans l'attente d'une greffe des
poumons après avoir déjà passé de nombreux examens au CHU de Liège et à
Louvain. Malheureusement, il lui a manqué quelques semaines et il nous a
quittés dans la nuit du 22 septembre dernier. Après une belle carrière
de joueur de foot provincial, il avait endossé le training d'entraîneur
pendant de nombreuses années en passant des jeunes du Standard à des
clubs de la Province de Liège comme La Reid, Francorchamps, Trois-Ponts
ou Emmels. Il y a une dizaine d'années, il avait débuté comme correspondant
aux actualités générales avant de reprendre la rubrique de 3e
Provinciale. Assurément, il était apprécié par les joueurs, entraîneurs
et dirigeants de tous les clubs, car il était toujours le premier à
rendre service tout en n'hésitant jamais à partager son énorme savoir.
Grand supporter du Standard de Liège, dont il avait encore tenu à
regarder les images télévisées quelques heures avant son décès, Charly
désirait avoir un tee-shirt de son équipe favorite dans son cercueil.
Outre un homme aux nombreuses connaissances footballistiques de toutes
les compétitions confondues, nous venons de perdre un ami fidèle et
sincère. A son épouse Ghislaine et sa fille Natacha, nous présentons nos
sincères condoléances.
 
Marc Van Landeghem est parti sans dire au revoir
par Stéphane Thirion et Didier Malempré
 
Le départ brutal, fin septembre, de notre confrère flamand Marc Van Landeghem, au retour des championnats du monde de cyclisme à Ponferrada, a plongé les journalistes « du vélo » dans un émoi sans pareil.  Marc, 65 ans, est décédé d'une crise cardiaque à l'aéroport d'Oviedo. Le dimanche, à la veille de sa disparition, il était encore passé en salle de presse nous dire un petit bonjour confraternel, le tout ponctué de ses grands et tonitruants éclats de rire, facétieux, gaulois, entiers.
Marc Van Landeghem semblait inoxydable, il faisait partie de notre quotidien. Chef de presse de toutes les courses au nord du pays, des Flanders Classics au Tour de Belgique, patron des épreuves de cyclo-cross, Marc avait choisi une reconversion remarquable après avoir claqué la porte de la fusion Volk-Nieuwsblad. Attaché à sa terre waeslandienne, il s’imposa une carrière d’indépendant après la cinquantaine. Un pari fou, risqué, mais payant. Quinze heures de travail par jour, sept jours sur sept aussi. Marc, c’était un fou… rire aussi, en permanence.
Sosie de Michel Constantin, un acteur de second rôle dans les années 70 aux côtés de Gabin et compagnie, Marc avait le don de régler en trois secondes ce qu’aucun service de presse au monde n’était capable d’assumer en une heure. Amoureux de la vie, de la cuisine française en particulier, de son épouse Marie-Paule qui l’accompagnait partout, surtout, Marc bouffait le quotidien sans arrière-pensée. Même après un premier avertissement aux Six jours de Gand où son cœur, ému par le décès de l’Espagnol Galvez tué sur la piste, frôla l’arrêt irrémédiable, il poursuivit son chemin sans sa cigarette, avec plusieurs kilos de moins mais avec aplomb. A 65 ans, il rêvait, non pas de la retraite, ce mot était impossible dans son activité, mais du plaisir de voir « ses » cyclistes le saluer en front de ligne ou au départ. Récemment, il avait difficilement accepté son éviction de collaborateur à l’agence Belga, convaincu que lui seul avait la maîtrise et l’expérience d’une rubrique il est vrai délicate. Mais il avait rebondi, comme d’habitude. C'était lui le premier arrivé en salle de presse et le dernier à la quitter. Jovial, d'humeur égale, on l'entend encore nous dire : « comment allez-vous cher ami ? ». Car, pour Marc, tout amoureux du cyclisme était un ami. Sa franchise, son efficacité, sa simplicité faisaient de lui un collègue incontournable. Autour d'une bonne table, il faisait aussi étalage de sa culture car, en déplacement, il ne manquait jamais d'aller visiter l'un ou l'autre édifice, l'un ou l'autre musée.
Ce dernier 29 septembre 2014 : son cœur a dit non, définitivement. Le nôtre suinte de détresse, définitivement.
 

C’était lors du premier Tour d'Oman, où Marc avait partagé avec nous une belle aventure et de nombreux fous rires au cours de soirées passées à refaire le monde...
 

Philippe Vernet: « la voix d’or » du sport n’est plus
par Maurice Loiseau, vice-président Sportspress.be
 
Comédien de formation, Philippe Vernet –Houwaert de son vrai nom- avait convaincu Luc Varenne de l’engager dans son équipe sport à la Radio, encore l’INR à l’époque. Sa belle voix claire, sa diction parfaite et son respect de la langue française caractérisaient cet homme jovial et bien éduqué qui se passionnait particulièrement pour l’athlétisme et le basket-ball, qu’il connaissait toujours sur le bout des doigts. Il fut aussi “la voix” du speaker du Mémorial Ivo Van Damme, dont il participa à la création, avec Les Amis de l’athlétisme. Il présenta des centaines d’émissions radio, “En sport et en musique”, notamment. Car c’était aussi un mélomane averti, fervent de Maria Callas et ami proche de Nana Mouskouri. Toujours ces belles voix... Il a quitté notre profession à 77 ans. Il ne supportait sans doute pas ne plus pouvoir lire Tintin...