Copy
   
 
L'ÉVANGILE DU JOUR
« Si vous aviez de la foi ! » (Lc 17, 5-10)

En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi. Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : ‘Viens vite prendre place à table’ ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : ‘Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir’ » 

1ère lecture et psaume du jour | Le saint du jour

MÉDITER AVEC LES CARMES

La journée est terminée, la nuit va tomber - elle tombe très vite en Israël - l'ouvrier agricole revient des champs, les jambes lasses. Va-t-il s'asseoir un instant, souffler un peu avant le repos de la nuit ? Non ! le temps de changer de tablier, et le voilà à la cuisine pour préparer le repas de son maître. Quand on est serviteur, on l'est du matin au soir...

Est-ce que Jésus présente comme un modèle ces coutumes sociales qui étaient courantes de son temps ? Veut-il nous inculquer l'idée d'un Dieu-patron, insensible à la peine que nous prenons pour lui ? Sûrement pas ! Il a même souligné à plusieurs reprises qu'il comptait bien, quant à lui, inverser les rôles :

"Vous devez être semblables, dit-il, à des hommes qui attendent leur maître lorsqu'il revient des noces, afin de lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera. Bienheureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. En vérité, je vous le dis : il mettra le tablier, les fera mettre à table, et, s'approchant, il les servira" (Lc 12,36s).

Et Jésus ajoutait : "Je suis parmi vous comme celui qui sert". C'est même l'un des derniers souvenirs qu'il ait voulu laisser de lui à ses disciples, puisque, la veille de mourir, il est passé parmi eux, avec un linge et un bassin, pour leur laver les pieds.

La pensée de Jésus est donc bien claire : il n'est pas question d'enfermer les serviteurs dans un fatalisme désespérant, et encore moins de considérer comme normales ces journées de dix-sept ou dix-huit heures qui sont encore le lot de tant d'hommes de par le monde, et chez nous-mêmes, le lot de tant de mères de famille.

Alors, où Jésus veut-il en venir ? Il veut simplement, à travers ce paradoxe, nous faire comprendre que vis-à-vis de Dieu qui nous a tout donné, nous n'avons pas de droits à faire valoir. Tout notre temps lui appartient d'avance, toutes nos forces doivent être tendues vers l'avènement de son règne d'amour, et c'est lui-même qui se réserve de nous donner le repos.

Au service des hommes et de la société humaine, il existe des congés payés ; au service de Dieu, il n'y aura pas de congés, et Dieu nous paiera à sa manière, comme il le voudra et quand il le voudra. Ce qui est certain, c'est qu'il fera bonne mesure; mais cela, c'est son affaire à lui.

D'instinct, nous serions prompts à nous récrier : "Quelle exigence !" Mais Jésus d'avance nous répond : "C'est une question de foi !". Si nous envisageons, dans la foi, cette vie de service, non pas comme la corvée d'un tâcheron, mais comme l'existence d'un fils dans la maison du Père, nous ne serons arrêtés ni par la crainte de manquer de forces, ni par l'ampleur démesurée de la mission que Dieu nous offre : "La foi, si vous en aviez seulement gros comme une graine de moutarde, vous diriez au sycomore que voici : 'Déracine-toi et va te planter dans la mer'. Il vous obéirait".

Certaines tâches, qui apparaissent, à vues humaines, comme impossibles ou très aléatoires, sont perçues en même temps comme urgentes pour le service du Père. Certains déracinements qui, dans un premier temps, semblent défier la sagesse et la prudence, s'avèrent des coups d'audace que le Père attendait de ses fils. Et il est des moments, dans notre existence de serviteurs, où nous nous sentons aussi démunis, aussi dépaysés, aussi désécurisés qu'un vieux sycomore planté dans la houle. Et pourtant, Dieu aidant, les fruits viendront.

Car le Seigneur, même sans se montrer, continue de parler à son peuple et à chacun des croyants que nous sommes, et sa voix jour après jour vient nous rappeler sa promesse, cette promesse paternelle qui un jour nous a mis en route : "Elle se réalisera, répète Habaqquq, mais seulement au temps fixé. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, à son heure".

En attendant, ce qui fait vivre, c'est la fidélité.

DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA
 Date
Vendredi
4 mai 29
 Lieu
Plaine de Saron
 Livre
Tome 6 - ch 408.6
3ème année vie publique

       (...) Jésus parle :
       « Vous avez déjà appris ici que la foi peut multiplier le grain quand ce désir est suscité par l’amour. Mais ne bornez pas votre foi aux besoins matériels. Dieu a créé le premier grain de froment et, dès lors, il est devenu épi pour procurer du pain aux hommes. Mais Dieu a aussi créé le paradis qui attend ses habitants. Il a été formé pour ceux qui vivent conformément à la Loi et restent fidèles malgré les épreuves douloureuses de la vie. Ayez foi, et vous réussirez à vous garder saints avec l’aide du Seigneur, tout comme Joseph a réussi à vous distribuer une double mesure de blé pour vous rendre deux fois heureux et confirmer ses serviteurs dans la foi. En vérité, en vérité je vous dis que si l’homme croyait en Dieu, et s’il agissait pour un juste motif, les montagnes elles-mêmes, enracinées dans le sol par leurs entrailles rocheuses, ne pourraient résister et, à l’ordre de celui qui a foi dans le Seigneur, elles se déplaceraient. Avez-vous cette foi en Dieu ? demande-t-il en s’adressant à tous.
       – Oui, Seigneur !
       – Qui est Dieu pour vous ?
       – Le Père très saint, comme les disciples du Christ l’enseignent.
       – Et le Christ, qui est-il pour vous ?
       – Le Sauveur, le Maître, le Saint !
       – Cela seulement ?
       – Le Fils de Dieu. Mais il ne faut pas le dire, car les pharisiens nous persécutent si nous le faisons.
       – Mais vous, vous croyez qu’il l’est ?
       – Oui, Seigneur.
       – C’est bien, et que votre foi grandisse. Même si vous vous taisez, les pierres, les arbres, les étoiles, le sol, toutes choses, annonceront que le Christ est le vrai Rédempteur et Roi. Ils le proclameront à l’heure de son élévation, quand il sera dans la pourpre sainte et portera la couronne de la Rédemption. Bienheureux ceux qui sauront croire en lui dès maintenant, et plus encore à ce moment-là, qui auront foi dans le Christ et par conséquent la vie éternelle. L’avez-vous cette foi inébranlable dans le Christ ?
       – Oui, Seigneur. Apprends-nous là où il est, et nous le prierons d’augmenter notre foi pour être heureux ainsi. »
       Et ce ne sont pas seulement les pauvres, mais aussi les serviteurs, les apôtres et Joseph qui font la dernière partie de la prière.
       « Si vous aviez de la foi gros comme un grain de moutarde, et si vous la gardez dans votre cœur — car c’est une perle précieuse —, sans vous la faire enlever par quoi que ce soit d’humain ou de maléfique et de pervers, vous pourriez tous dire à ce mûrier puissant qui ombrage le puits de Joseph : “ Déracine-toi et transplante-toi dans les flots de la mer. ” (...)

Lire le récit en entier
L'association Marie de Nazareth vous offre de choisir les emails que vous recevez, de les interrompre provisoirement (voyages, vacances, etc.) et de changer facilement votre adresse email. Cliquez sur le bouton "Mes préférences" ci-dessous ; il vous guidera vers votre page personnelle.   

Déposez une intention de prière, en faveur d’un de vos proches, en faveur de l’Église ou en faveur de ceux qui souffrent dans le monde.
Vous recevrez un email vous informant qu’un priant du Chapelet pour le monde intercédera pour vous auprès de la Sainte Vierge, Mère de Dieu et Mère de l’Église.

Je dépose une intention de prière

Un appel de l’équipe de Marie de Nazareth

Marie de Nazareth est un des acteurs numériques d’évangélisation catholique les plus actifs en langue française (Chaque mois 2 millions d’emails envoyés, 12 000 intentions de prières collectées et priées, 250 000 fans Facebook, etc.).

Nous sommes très fiers d’être une association à but non lucratif et de dépendre exclusivement de VOUS pour notre financement. Marie de Nazareth offre tous ses services gratuitement. Ni la publicité, ni les abonnements ne sont un mal en soi. Mais ce que nous avons reçu gratuitement nous tenons à le partager gratuitement et largement !

Marie de Nazareth est un outil d’évangélisation différent. Il dévoile la foi pas à 
pas. Il incite progressivement à la prière. Il s’appuie sur la Vierge Marie, l’étoile de l’Évangélisation. 

Depuis 16 ans, nous avons beaucoup travaillé pour que notre organisation soit efficace et économe. C’est un combat de chaque instant. 

Merci d’envisager de faire un don de 10€, 20€, 50€, 100 € ou de tout autre montant à votre portée. Grâce à vous, de nombreuses personnes pourront, comme vous, continuer à enrichir à leur rythme leur vie spirituelle !

Que la Vierge Marie vous bénisse, vous et tous ceux que vous aimez !

Je fais un don

Jérôme Stevenson
Vice-président Marie de Nazareth

P.S. Notre système de paiement par Carte Bancaire est toujours très sûr et très rapide. Pour faire un paiement par chèque cliquez ici

Faire un don n’a jamais été aussi simple !

 
Pour résilier mon abonnement, cliquez ici
   
Abonnez-vous