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Opinion Piece by Jean-Pierre Fleury 

Another week of debate on the Farm to Fork studies in Brussels ends with…the need for more studies!

 

Brussels, 27 January 2022 – This week, again, the European agricultural news has partly revolved around the question of the studies on the impact of the Farm to Fork strategy, whether it be the hearing with Julien Denormandie in the European Parliament or the official academic release of the two studies by the University of Wageningen, one of which, dedicated to the impacts on the livestock sector, was commissioned by the members of the European Livestock Voice. 
However, the most significant event of the week was the debate organised in the European Parliament on Tuesday on the subject. If I had to pick one statement to summarise, out of the two-hour debate, I would keep the conclusion of the chairman of the agriculture committee, Norbert Lins, "The studies already on the table bring different points of view, which is useful, but we need an impact study(s) (ndlr. from the European Commission)”. 
So we need more studies. Yes, that is undeniable. I agree with the many MEPs who have spoken in this direction. I would even add one comprehensive public European study. But this is not the direction that is currently being taken. The Commission, through its representative for agriculture, Commissioner Wojciechowski, already announced a few months ago - perhaps offhandedly - that there would not be an overall study on the impact of the targets proposed in the Green Deal, but a series of studies on the different objectives. However, one of the lessons from the Wageningen studies is that these different targets do have cumulative and combined effects. Impact studies on each of the legislative proposals will not give any insight into what will really happen tomorrow in our stables, in imported containers, on our farm financial accounts and the price people see on the shelf! On the other hand, it is difficult to hear from the Commission that conducting such a study won’t be feasible. If you can put policy targets of this magnitude, you should be able to assess their impact! It's as simple as that.
I also noticed that the time needed for science does not necessarily line up with the time needed for communication or politics. A study would take more time, whereas we know that this year the Commission will already present 24 of the 28 legislative translations of the Farm to Fork communication. Without being a soothsayer, I can still predict that in a few months we will find ourselves in the same situation as last October, when the EU voted on the initial Farm to Fork communication; the Parliament and the Council will have to take a position, without having a global study that we have been calling for for over a year. Will the Parliament and Council react at this point or will they accept the same time pressures from the Commission? 
In Tuesday’s debate, some Green MEPs also used the argument that these studies were funded by "lobbies". This is a convenient argument for ignoring the studies, but it’s a bit short-sighted. On the one hand, you could read from this remark that the independence of scientists is called into question. But moreover, it simply or perhaps intentionally skips over the central question: why did we decide to ask for this study in the first place? Because there was no publication by the Commission or its research centre on its flagship policy! Political objectives had been set, without an explanation of the basis for them or consideration of the consequences. Should we then just sit back and wait? 
Finally, I found this debate interesting for the blind spots it raises. Some MEPs have rightly pointed out that the question of changes in diet or the fight against food waste should be considered and that this had not been envisaged in studies such as the Wageningen study. This is a fact and work needs to be done, particularly by the Commission, in this respect. But, as a livestock farmer, I would be keen to see this argument applied to all the targets and initiatives that are being piled up in the Green Deal, whether it be the methane, soil, or biodiversity initiatives. Once again, as a farmer, I don't need to be a mind reader to know that they will also have very significant impacts.  
With my colleagues from the livestock sector, just like the MEPs on Tuesday, we are now waiting for the Commission's concrete proposals. If we have been very vocal about the global objectives up till now, in the coming months we will be entering the core of this Farm to Fork discussion. We will have to talk (finally) about the solutions, the agronomic and technological options and the concrete measures to take. We are waiting for the beginning of what is, for me, a new Farm to Fork sequence. If we have disagreements and doubts about this target-based approach on one hand, we are nevertheless convinced that there are changes to be made in livestock farming and in agriculture more generally. We must play our part in these changes, and we will actively participate in these discussions and try to bring our answers, those from the field, to this key debate.
      
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FR
Une (autre) semaine de débat sur les études « Farm to Fork » à Bruxelles se conclut par... la nécessité de réaliser plus d’études !
Cette semaine encore, l'actualité agricole européenne aura tourné en partie autour de la question des études d'impact de la stratégie « Farm to Fork », qu'il s'agisse de l'audition de Julien Denormandie au Parlement européen ou de la sortie académique officielle des deux études de l'Université de Wageningen, dont l'une, consacrée aux impacts sur le secteur de l'élevage, a été commandée par les membres de l’European Livestock Voice.
L'événement le plus marquant de la semaine cependant aura été le débat organisé mardi au Parlement européen sur le sujet. Si je devais choisir une déclaration pour résumer ce débat de deux heures, je retiendrais la conclusion du président de la Commission Agriculture, Norbert Lins, "Les études déjà sur la table apportent différents points de vue, ce qui est utile, mais nous avons besoin d'étude(s) d'impact (ndlr. de la part de la Commission européenne)"
Il faut donc plus d'études. Oui, c'est indéniable. En cela, je suis d'accord avec les nombreux députés européens qui se sont exprimés dans ce sens. J'ajouterais même une étude globale publique et européenne. Mais ce n'est pas la direction qui est prise actuellement. La Commission, par l'intermédiaire de son représentant pour l'agriculture, le commissaire Wojciechowski, a déjà annoncé il y a quelques mois – dans l’urgence - qu'il n'y aurait pas d'étude globale sur l'impact des objectifs proposés dans le Green Deal, mais bien une série d'études sur les différents objectifs. Cependant, l'un des enseignements des études de Wageningen est que ces différents objectifs ont bien des effets cumulatifs et combinés. Les études d'impact sur chacune des propositions législatives ne donneront aucune lisibilité de ce qui se passera réellement demain dans nos étables, dans les conteneurs importés, dans nos comptes d’exploitation et sur les prix que les gens verront en rayon ! D'un autre côté, il est difficile d'entendre de la part de la Commission que la réalisation d'une telle étude ne sera pas possible. Si vous pouvez fixer des objectifs politiques de cette ampleur, vous devriez être en mesure d'évaluer leur impact ! C'est aussi simple que cela.
Le temps nécessaire à la science n’est pas nécessairement celui de la communication ou de la politique. Une étude complète prendrait du temps, alors que nous savons que dès cette année, la Commission présentera déjà 24 des 28 traductions législatives de la communication « Farm to Fork ». Sans être devin, je peux tout de même prédire que dans quelques mois, nous nous retrouverons dans la même situation qu'en octobre dernier, lorsque l'UE a voté sur la communication initiale de « Farm to Fork »: le Parlement et le Conseil devront prendre position, sans disposer d'une étude globale comme nous réclamons depuis plus d'un an. Le Parlement et le Conseil vont-ils réagir à ce stade, ou vont-ils accepter le même passage en force de la Commission ?
Lors du débat de mardi, certains députés verts ont également utilisé l'argument selon lequel ces études avaient été financées par des "lobbies". C'est commode mais c’est surtout un peu court. D'une part, on peut lire dans cette remarque la remise en cause de l'indépendance des scientifiques qui ont tenté une modélisation complexe. Mais cela a surtout le mérite de passer simplement sous silence la question centrale : pourquoi avons-nous décidé de demander cette étude en premier lieu ? Parce qu'il n'y avait aucune publication de la Commission ou de son centre de recherche sur sa politique phare ! Des objectifs politiques avaient été fixés, sans que l'on en explique les fondements ni que l'on en envisage les conséquences. Devrions-nous alors nous contenter d'attendre ?
Enfin, j'ai trouvé ce débat intéressant pour les angles morts qu'il a révélés. Certains députés ont souligné à juste titre que la question des changements de régime alimentaire ou de la lutte contre le gaspillage alimentaire devait être prise en compte et que cela n'avait pas été envisagé dans des études telles que celle de Wageningen. C'est un fait et un travail doit être conduit, notamment par la Commission, à cet égard. Mais, en tant qu'éleveur, j'aimerais bien que cet argument soit appliqué à tous les objectifs et initiatives qui s'accumulent dans le Green Deal, qu'il s'agisse des stratégies méthane, sol, ou biodiversité. Encore une fois, en tant qu'éleveur, je n'ai pas besoin d'être devin pour savoir qu'elles auront également des impacts très importants.  
Avec mes collègues de la filière élevage, tout comme les députés européens avant-hier, nous attendons maintenant les propositions concrètes de la Commission. Si, jusqu'à présent, nous avons beaucoup parlé des objectifs globaux, dans les prochains mois, nous allons entrer dans le vif du sujet de « Farm to Fork ». Nous devrons parler (enfin) des solutions, des options agronomiques et technologiques et des mesures concrètes à prendre. Nous attendons le début de ce qui est, pour moi, une nouvelle séquence « Farm to Fork ». Si nous avons des désaccords et des doutes sur cette approche par la « target », nous sommes néanmoins convaincus qu'il y a des changements à opérer dans l'élevage et dans l'agriculture plus généralement. Nous devons prendre notre part dans ces changements, et nous participerons activement à ces discussions et tenterons d'apporter nos réponses, celles du terrain, à ce débat essentiel.




Jean-Pierre Fleury
Chairman, Copa-Cogeca WP on Beef and Veal and livestock farmer (Charolais cattle) from Morvan (FR).
Read it on our website
Info on European Livestock voice: 

The European Livestock Voice is a multi-stakeholder group of like-minded partners in the livestock food chain that have decided to unite for the first time to balance the debate surrounding a sector that plays such an essential role in Europe’s rich heritage and future. The associations involved, which represent sectors ranging from animal health to feed, to breeding and animal farming through to farmers, aim to inform the public about the societal value of livestock production and its contribution to global challenges, offering an alternative narrative to current debates. 

•    AnimalhealthEurope – European manufacturers of animal medicines, vaccines and other animal health products
•    Avec – European Poultry Meat Sector 
•    Clitravi – European Meat Processing Industry 
•    Copa and Cogeca – European Farmers and European Agri-cooperatives
•    COTANCE – European Leather Industry 
•    EFFAB – European Forum of Farm Animal Breeders 
•    Euro Foie Gras - European Foie Gras industry 
•    FEFAC - European Feed Manufacturers 
•    FEFANA – European Specialty Feed Ingredients Industry 
•    FUR EUROPE – European Fur Industry 
•    UECBV – European Livestock and Meat Trades Union 

For further information on European Livestock Voice, please contact:

 
Jean-Baptiste Boucher                              
jean-baptiste.boucher@copa-cogeca.eu
+32 (0) 474 840 836
Clare Carlisle
c.carlisle@animalhealtheurope.eu
+32 (0) 474 38 87 11
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